Le 12 décembre prochain, la Nouvelle-Calédonie doit organiser un troisième référendum sur son indépendance, après ceux de 2018 et de 2020 où, malgré les intimidations scandaleuses de Kanaks postés devant certains bureaux de vote, malgré l’exclusion de 17 % des habitants réputés loyalistes, le « non » à l’indépendance l’avait emporté.

Rappelons que l’accord de Nouméa prévoyait un corps électoral spécifique pour les consultations relatives à l'organisation politique de la Nouvelle-Calédonie. Seuls ceux qui y figurent pourront voter lors du référendum le 12 décembre 2021. Concession exorbitante faite aux indépendantistes, il s’agissait d’interdire le droit de vote des habitants installés après 1994 et qui représentent ces fameux 17 %. Il est ainsi possible de retirer leurs droits civiques à certains citoyens !

Une question émerge : l’Etat français va-t-il continuer à se plier aux demandes des indépendantistes et à organiser des consultations jusqu’à ce que la Nouvelle-Calédonie quitte le giron français ?

Non content d’avoir bradé ou abandonné des fleurons du savoir-faire français (Alstom, Fessenheim, les chantiers de l’Atlantique, Technip…), un gouvernant inconséquent ouvre la porte à un démembrement de notre territoire et ne voit pas que l’indépendance serait un précédent désastreux : elle constituerait une caisse de résonance pour toutes les revendications de minorités qui portent en bandoulière leur haine recuite de la France et il ne serait plus jamais possible de revenir en arrière.

Se désintéresser de la situation néo-calédonienne est une erreur stratégique colossale : le domaine maritime qui lui est rattaché couvre 1,3 millions de km2, soit plus de 2 fois de la France et 9 % de la surface de l’ensemble de la zone économique exclusive (ZEE) française.

En outre, le sous-sol au large de la Nouvelle-Calédonie regorge de Nickel : avec 25% des ressources mondiales de Nickel rien qu’en Nouvelle‐Calédonie, La France possède une carte maîtresse dans le jeu des ressources minières. Rappelons que le Nickel, qui ne rouille pas, est essentiel à de nombreux secteurs industriels, au domaine de la construction et constitue une ressource clé dans la fabrication des batteries des voitures électriques.

La Chine ne s’y trompe pas et soutient les mouvements indépendantistes Kanaks (selon un rapport de l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole Militaire) ; une Nouvelle-Calédonie indépendante serait de facto sous influence chinoise.

Sachons néanmoins reconnaître que les gouvernements successifs se sont largement désintéressés du sort de l’archipel du Pacifique. Le rejet total de l’indépendance ne doit pas signifier la poursuite de cette politique du chien crevé au fil de l’eau. Mesurée à travers l’Indice de développement humain, la dynamique de rattrapage avec l’Hexagone est en panne depuis le début des années 2000, notamment en matière de santé.

2022 doit être l’occasion d’une alternance qui verra un Etat investir franchement dans les DOM COM et surtout prendre conscience que les territoires ultra-marins sont un atout considérable pour notre pays.

La France ne doit plus en effet être réduite au dessin d’un hexagone limité à 550 000 Km2, quand la réalité est celle d’un pays archipélagique de plus de 11 millions de Km2 sur les deux hémisphères, avec 500 îles sur tous les océans. L’erreur géographique de représenter la France comme la simple extrémité occidentale de la masse eurasiatique entraîne la carence stratégique d’aujourd’hui. On parle ainsi du couple franco‐allemand, de l’économie allemande... Mais la France a 30 pays voisins dans le monde. Ils s’appellent par exemple, en Nouvelle Calédonie et en Terre Adélie, l’Australie, en Guyane le Brésil, à Clipperton le Mexique ou à St Pierre et Miquelon le Canada. Enlevons nos œillères et protégeons enfon notre territoire !

Mobilisons-nous contre ces forces centrifuges si dangereuses pour notre nation et préservons la souveraineté de la France par un large vote contre le projet d’indépendance de la Nouvelle-Calédonie.

Alexis Villepelet Porte-parole Debout la France et Responsable du projet présidentiel