Lors de mes deux derniers déplacements en Grèce, cet été, puis fin novembre, invité du Congrès des Grec indépendants, j’avais pu constater les ravages d’une économie exsangue et l’échec des politiques de rigueur : plus de chômage, de paupérisation, de souffrances sociales, de mortalité infantile, de vague de suicides et une baisse de l’espérance de vie. Bref, une incroyable purge qui a brisé la vie de millions de Grecs.

Les chiffres sont saisissants : le PIB grec a diminué de 25% , la dette a augmenté jusqu’à atteindre le niveau de 175% du PIB et plus d’un tiers des entreprises ont fait faillite.

A l’occasion des élections législatives anticipées, les Grecs pourront enfin donner un coup d’arrêt à la véritable dictature de la Troika manipulée par Mme Merkel qui a plongé la Grèce dans ce chaos et qui empêche toute possibilité de relance.

Au-delà des clivages traditionnels et dépassés, Debout la France sera aux côtés de ses amis du parti des Grecs indépendants et de son leader Panos Kammenos qui a su rompre il y a plusieurs années avec la Nouvelle Démocratie.

Je souhaite de tout cœur une alliance, comme beaucoup de Grecs, entre Syriza, cette gauche de bon sens qui n’a rien de radical, et les Grecs Indépendants au Parlement.

Les Grecs, au moment de voter, devront refuser de céder aux injonctions de la Commission européenne et d’Angela Merkel. En déclarant que l’appartenance à la zone euro est "irrévocable", la Commission européenne se ridiculise une fois de plus, tant tout le monde sait qu’un Etat peut toujours dénoncer un traité même en l'absence de clause de dénonciation au nom de sa souveraineté.

Quant aux propos de la chancelière allemande, c’est la première fois qu’elle manifeste publiquement cette hégémonie scandaleuse qui n’a pour but que d’effrayer les Grecs. N’en déplaise à Mme Merkel, les Grecs voteront souverainement et librement !

De toutes les façons, si la Grèce devait sortir de l’euro, c'est tout un tabou idéologique qui s'effondrerait. Ce pays pourrait enfin opérer une dévaluation qui redonnerait une bouffée d'oxygène à son économie. Face à cette liberté retrouvée, il est évident que d’autres suivraient le chemin tout tracé par nos amis Grecs.