Ensuite, cette ouverture du regroupement familial va coûter une fortune aux contribuables français. Le gouvernement ne savait déjà pas comment contrôler la filière des mineurs étrangers isolés à qui les départements doivent accorder des droits particulièrement généreux. La facture totale pour les Français est déjà de 1.9 milliard d’euros par an et va encore augmenter d’un milliard d’euros dans les mois à venir !

Voici seulement dix ans, notre pays ne comptait seulement que 2500 mineurs étrangers isolés. Hélas, les conditions généreuses de l’accueil de ces adolescents dans notre pays ont immédiatement été comprises par les filières d’immigration clandestine qui ont vu comment les mafias pouvaient abuser de notre système social. Il faut dire que notre système a de quoi attirer les fraudeurs. Ainsi, non seulement une personne qui se revendique « mineur étranger isolé » est de suite prise en charge par les services de l’Etat via le département mais la personne obtiendra automatiquement un permis de séjour une fois devenu majeure !

Le phénomène est désormais hors de contrôle. De 2500, les « mineurs étrangers isolés » sont aujourd’hui plus de 26 000 et le flux ne cesse d’augmenter. Plusieurs éléments factuels montrent que ce dispositif d’accueil n’est plus une solution humanitaire mais une véritable filière d’immigration clandestine déguisée.

Tout d’abord, l’origine des flux est clairement identifiée. Les jeunes gens qui sollicitent la générosité de la France ne viennent nullement de pays qui justifieraient cet asile. Ainsi 60% d’entre eux proviennent de seulement trois pays (Guinée, Côte d’Ivoire et Mali). Ni la situation économique ni la situation politique ne justifient que nous devions garder sur notre territoire ces jeunes gens.

Ensuite, les départements estiment qu’entre 50 et 80% des bénéficiaires de l’aide aux mineurs étrangers isolés sont en fait des majeurs ! Hélas, le droit français ne permet pas que les services de l’Etat puissent exiger un examen médical osseux qui trancherait les incertitudes ! Pire encore, si un migrant se voit refuser l’aide prévue pour les mineurs isolés dans un département, il peut déposer un nouveau dossier dans leur département voisin !

Cette situation n’est plus tolérable. La plupart des départements français ont déjà fait savoir à l’Etat qu’ils n’étaient plus en mesure de supporter une telle facture. Les élus de terrain et les professionnels font déjà état de nouvelles arrivées massives de jeunes sollicitant ce dispositif. Qu’adviendra-t-il quand ils demanderont l’arrivée de leur frères et sœurs ? Rappelons que le taux de natalité au Mali, en Côte d’Ivoire et en Guinée évolue entre 4.5 et 6 enfants par femme.

Il faut sans délai réserver le dispositif d’accueil des mineurs étrangers isolés aux seuls cas humanitaires graves et renvoyer les jeunes issus de pays sûrs. Tout naturellement, nous devons rendre obligatoire un test permettant de connaitre l’âge des demandeurs.