Que penser aussi de cette fois où Françoise Grossetête qui dirigeait le groupe des euro-députés à Strasbourg avait donné consigne de voter les crédits de pré-adhésion de la Turquie (2,26 milliards d’euros) en juillet 2006 alors qu’à ce moment-là Nicolas Sarkozy, président de l’UMP jurait contre l’adhésion du pays candidat ?



Le communiqué envoyé hier, lundi 22 juillet pour annoncer la formation du groupe de sept parlementaires met en cause un « fédéralisme qui ne dit pas son nom » et qui a « voulu à marche forcée et à rebours de la volonté des peuples construire un super-Etat européen, devenu une aberration politique et démocratique ». Comme tous ceux qui combattent la construction européenne depuis 30 ans, je ne peux que me féliciter de cette soudaine clairvoyance à moins de 10 mois des élections européennes.



Pourtant je m’étonne encore que M. Guaino ne s’offusque pas qu’un élu UMP, Joseph Daul, président du groupe PPE, un groupe ultra-fédéraliste auquel sont inscrits tous les députés européens de l'UMP puisse déclarer, je le cite, « nous ne pouvons plus continuer sans une union politique ».

L’UMP est devenue une auberge espagnole avec des personnalités aux idées très différentes voire même antagonistes. Si l’auberge espagnole a son charme pour une maison d’étudiants, ça devient beaucoup plus problématique quand on est un parti qui a gouverné la France pendant 10 ans.

Les Français ne se laisseront plus tromper. Ils ont compris que le salut ne viendra pas de ceux qui ont échoué et menti. Ils veulent de la cohérence.

J’appelle Monsieur Guaino et ses amis à mettre en accord leurs paroles et leurs actes. Si vraiment leur démarche est sincère, ils doivent quitter l’UMP un parti coresponsable de l’échec de l’Union européenne. Pour ma part j’ai fait dès 2007 le constat que l’UMP ne changerait jamais. C’est pourquoi j’ai créé avec des patriotes sincères Debout la République (DLR).

A DLR nous serons très heureux de laisser la parole à ces sept parlementaires lors de notre Congrès le samedi 5 octobre prochain à Paris. Par ce geste fort ils prouveront qu’ils ont définitivement rompu avec un parti fédéraliste et soumis à la pensée unique qu’ils dénoncent. Par cette marque de courage, ils sortiront de l’ambiguïté et du double-jeu.

M. Guaino, comme tous les politiques, doivent comprendre une chose. En 2014 il faudra être clair et cohérent.