Ce rachat fait peser sur cet inestimable atout pour la France des risques d'espionnage industriel au cœur du secteur aéronautique et spatial français.

De plus, l'offre chinoise n'était que de 50 millions d'euros supérieure aux deux offres françaises. L'Etat avait largement la capacité de la refuser, surtout qu'une formidable initiative de financement collaborative a vu le jour avec des citoyens engagés et prêts à racheter des parts !

Néanmoins, ce que révèle Mediapart est encore plus grave.

Les documents mis en ligne sur leur site, s'ils sont véridiques, prouvent que l’Etat a signé une clause s'engageant à soutenir par avance toutes les décisions prises par l'acquéreur chinois dans un pacte d’actionnaires signé entre les deux parties.

Cette clause indique clairement que « l’État s’engage d’ores et déjà à ne pas faire obstacle à l’adoption des décisions prises en conformité avec le projet industriel tel que développé par l’Acquéreur dans son Offre et notamment les investissements et budgets conformes avec les lignes directrices de cette Offre. »

La société sera supervisée par un conseil de surveillance de 15 membres, dont 2 désignés par l’État et 6 désignés par l’investisseur chinois. La clause signée par l’Etat garantit ainsi aux investisseurs chinois minoritaires de faire strictement ce qu’ils veulent et d’être majoritaires !

Dans le dossier de la privatisation de l’aéroport de Toulouse, le Ministre de l’Economie n’a pourtant cessé de répéter sur tous les plateaux télés qu’il « ne s’agit pas d’une privatisation mais bien d’une ouverture de capital dans laquelle les collectivités locales et l’État restent majoritaires avec 50,01 % du capital.»

Emmanuel Macron a honteusement menti aux Français sur ce dossier et n'a donc plus d'autre choix que de démissionner.

L’Etat Français prend le parti de la Chine plutôt que d’être aux côtés des collectivités publiques et des forces économiques, trahissant les élus locaux et les citoyens de la région.

Avec une complicité et un cynisme insupportable, Emmanuel Macron est un VRP de choix de la Chine, préférant défendre les intérêts d’un concurrent économique plutôt que ceux de son propre pays.