Les traditionnelles Universités de rentrée de Debout la République font partie de ces parenthèses que je chéris. Vendredi et samedi, pour la 10e fois, j'ai eu l'immense privilège de les présider mais surtout le bonheur de vous retrouver. Tant de visages familiers que je côtoie pour certains depuis plus de 10 ans. Nous avons mené ensemble des combats difficiles mais tellement nobles. C’est toujours un plaisir que de retrouver ces compagnons de route ; surtout cette année où nous avons vu notre jeune parti grandir si vite. Que de chemin parcouru ensemble depuis le Congrès fondateur il y a 4 ans…

Lors de ces journées j'ai aussi rencontré de nouveaux adhérents qui ont rejoint notre parti après la présidentielle. Leur enthousiasme me rappelle mes débuts auprès de Philippe Séguin. Ils viennent pour certains d’autres formations politiques, pour d’autres ils n’avaient jamais adhéré à aucun parti. C’est formidable de voir ces personnes de la société civile, qui parfois ne votaient plus, reprendre espoir à nos côtés. Ils ont compris que notre message d’indépendance nationale et de rassemblement pouvait changer la donne.

Nouveaux et anciens adhérents, jeunes et moins jeunes militants, quel bonheur de se retrouver ensemble. Quelle satisfaction de se voir après tous les combats que nous avons menés ces derniers mois. Cette convivialité, ces moments partagés entre compagnons font de nous un parti à part. Pour les plus anciens, cela ressemble aux premières heures du RPR où la politique n’était pas juste une succession de saynètes de communication. D’ailleurs les observateurs extérieurs, et notamment les journalistes, sont unanimes sur un point : il règne lors de nos Universités une ambiance toujours particulière, mélange de proximité et d'hauteur d'âme.

Cette année, cette hauteur d’âme était plus omniprésente que jamais. La crise traversée par notre pays a laissé une empreinte pesante sur cette rentrée. Chacun de nous a le sentiment que le pays traverse une période historique de par sa gravité mais surtout que nous vivons les prémices de bouleversements politiques et structurels exceptionnels.

Bien que nous ne soyons absolument pas responsables du bilan catastrophique du système UMPS, la crise (économique, sociale et politique) nous oblige plus que n’importe quel autre parti à agir, à convaincre, à faire bouger les lignes. Parce que nous avions anticipé le précipice dans lequel ils ont plongé le pays, parce que nous proposons un vrai changement capable de le redresser, parce que nous sommes les seuls à pouvoir rassembler tous les Français sur un programme de salut public, nous, les gaullistes et les républicains, avons une responsabilité immense.

Cette semaine j’ai découvert une citation de l’humoriste et acteur Francis Blanche. En plus d’être savoureuse, elle correspond parfaitement aux temps présents : « Face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement »

Ce changement, le vrai - et pas le faux pansement socialiste- croyez-moi, nous nous retrouverons plus tôt que vous ne le pensez pour le célébrer ensemble.