Conformément à ce que Debout la France annonce depuis des mois, le nombre de demandes d’asile a connu une hausse considérable de 17% en un an (contre 6.5% de hausse en 2016) atteignant le record de 100 000 dossiers en 2017.

La situation est d’autant plus préoccupante que ce premier chiffre ne prend pas en compte les demandeurs d’asile dits « dublinés », c‘est à dire des étrangers qui dépendent des règles de l’Union Européenne décidées à Dublin. Ce statut ouvre des droits aux étrangers arrivés dans un autre pays de l’Union Européenne et qui ont été enregistrés là-bas. A cause de l’espace Schengen, ces personnes peuvent aller et venir librement en Europe, notamment en France à cause de l’absence de frontière et de contrôle. A ce titre, ils ont le droit en France à un logement et une aide financière.

Ainsi, un étranger arrivé en Allemagne suite à la fausse générosité irresponsable d’Angela Merkel peut tout à fait se rendre en France. Quand on sait que l’Allemagne a refusé l’asile à 500 000 personnes mais n’en a expulsé que 80 000, on comprend l’ampleur des flux qui vont atteindre la France ! Cette menace est aussi valable pour les migrants venant d’Italie : Gérard Collomb a annoncé un potentiel flux de 1400 personnes supplémentaires arrivant en France par semaine !

Si on est attentif aux déclarations du ministre de l’Intérieur, on comprend donc que l’évolution des arrivées de« dublinés » en France est hors-contrôle. D’après une circulaire publiée en novembre, il y aurait 5 déclarations de « dublinés » en préfecture pour 10 dossiers de primo-arrivants, soit 50 000 personnes en plus pour 2017 !

Il y a donc eu en 2017, au moins 150 000 personnes arrivées en France par les procédures de droit d’asile ! Dans les années 1990, alors que l’URSS avait explosé, qu’une guerre abominable dévastait l’ex-Yougoslavie sur le sol européen et malgré la Première Guerre du Golfe, il n’y avait que 20 à 30 000 demandes d’asile par an. Les déclarations rassurantes du gouvernement et de certains médias relèvent donc de la propagande la plus grossière.

En réalité, la situation internationale n’a que des conséquences relatives sur la hausse de demandes d’asile puisque la majorité des demandeurs proviennent de pays qui ne devraient pas être concernés par cette procédure en dehors de quelques cas personnels exceptionnels.

Ainsi, les Syriens ne représentent toujours que le 5ème groupe de demandeurs d’asile ! C’est l’Albanie qui une fois encore arrive en tête des pays émetteurs ; un pays sûr disposant d’un gouvernement démocratique et officiellement reconnu par Bruxelles comme un candidat à l’Union Européenne. Nous versons ainsi à l’Albanie une « aide d’adhésion » de 650 millions d’euros !

Viennent ensuite des pays qui connaissent de graves difficultés, mais dont la situation ne justifie pas des flux massifs de réfugiés comme le Soudan ou Haïti. Enfin, des pays pauvres mais qui ne connaissent pas de conflits ni de catastrophes naturelles expliquant de telles demandes comme la Guinée ou la Côte d’Ivoire…

La raison de cette hausse est simple : la procédure de droit d’asile (et non le droit d’asile lui-même) est devenue une filière pour l’immigration clandestine. Déposer un dossier vous permet non seulement de rester en France mais d’obtenir des droits sociaux non négligeables (logement, aide sociale, aide médicale) tout en circulant librement en France et en Europe. Au terme de la procédure, 80 à 90% des déboutés ne sont pas renvoyés dans leur pays d’origine ni même dans le pays européen où ils sont arrivés pour le cas des « dublinés ».

Pour sauver le vrai droit d’asile et cesser l’appel d’air migratoire, il faut d’abord rétablir les frontières nationales de la France et sortir de Schengen. Il faut aussi supprimer le statut de « dubliné », chaque pays européen étant responsable des personnes sur son territoire. Aucune politique ne peut fonctionner tant que nous ne contrôlons pas qui rentre et sort du territoire français tout en responsabilisant nos partenaires.

Ensuite, nous devons revoir en profondeur la procédure du droit d’asile pour la limiter aux personnes de bonne foi qui méritent la protection de la France : Limiter le droit d’asile aux individus le demandant aux frontières en arrivant en France. Les clandestins qui entrent en France de manière illégale et font une demande a posteriori, généralement sur le conseil d’associations politiques, ne pourront plus le faire.

Filtrer a priori les demandes par les Préfets selon le pays d’origine de manière à ce que l’OFPRA n’examine que les demandes raisonnables, afin de réduire considérablement les délais d’examen.

Refuser toute régularisation postérieure à des demandeurs d’asile déboutés qui seraient restés clandestinement en France.

Supprimer le statut de réfugié une fois la paix rétablie dans le pays concerné, les personnes devant alors rentrer.

Ouvrir des centres d’accueil dédiés pour les demandeurs d’asile dans lesquels les personnes seront assignées le temps de la procédure ou, au moins, assigner à résidence le temps du traitement du dossier. En Allemagne, depuis février 2016, les réfugiés n’ont droit à la totalité des aides de l’Etat que s’ils sont enregistrés en bonne et due forme dans un centre d’accueil. Ils doivent également respecter le lieu de résidence qui leur est attribué et ne pas quitter l’arrondissement de leur centre d’accueil.

Naturellement, cette politique de limitation stricte du droit d’asile et le refus des migrants économiques ne peuvent être crédibles que si nous accompagnons ces mesures d’un grand plan de développement de l’Afrique et des pays en difficulté. Alors que l’Afrique va doubler sa population, avec une écrasante majorité de jeunes et très jeunes, seule la stabilisation des populations sur place grâce à une prospérité équilibrée et juste pourra tarir les flux migratoires.