Une décision prise au mépris de l’égalité républicaine, issue du Conseil National de la Résistance, qui veut que chaque citoyen, riche ou modeste, touche autant pour ses enfants et sa santé.

Désormais, les classes moyennes et supérieures, matraqués fiscalement, vont voir progressivement fermer les portes de la protection sociale et cotiseront à des mutuelles de plus en plus onéreuses pour faire face aux frais d’une médecine à deux vitesses, rejetant la cotisation obligatoire à la Sécurité sociale qui serait la double peine de trop pour eux.

Cette mesure est ainsi la voie royale vers la fin du monopole de la Sécurité sociale, tant rêvé par les ultra-libéraux.

En mars 2012, le candidat PS de l’époque s’était pourtant déclaré devant l'Unaf «très attaché» à l’universalité des allocations familiales qui était, pour lui, «un moyen d'élargir la reconnaissance nationale à toute la diversité des formes familiales».

Un mensonge donc de plus qui s’ajoute à la longue liste des reniements de François Hollande et qui décrédibilise encore davantage la parole des politiques.

Comment expliquer à nos concitoyens qu’ils doivent faire des efforts quand le gouvernement cherche à économiser 700 millions d’euros sur la branche famille, oubliant de dire aux Français que le coût de l'Aide Médicale d’Etat (AME) réservée aux clandestins en 2013 était peu ou prou du même montant !

La politique familiale française est la plus stable de toutes les politiques menées depuis 60 ans. Cette stabilité, par-delà les crises et les alternances, avaient patiemment bâti la confiance qui a permis à la natalité française de s’épanouir.

En la fragilisant, le gouvernement casse notre meilleur atout face au vieillissement de la population et au déficit des retraites.

Seul un retour de la croissance et de l’emploi, via une autre politique monétaire et commerciale, permettra à la sécurité sociale de renouer avec l’équilibre.