Mais la vraie cause de ce coup d’Etat judiciaire inacceptable est la subordination de l’ordre juridique national à l’ordre européen. Nos gouvernements, en acceptant progressivement ce détricotage, ont introduit la pagaille et l’irresponsabilité, car bien sur, les deux ordres se contredisent souvent.

Les magistrats choisissent d’appliquer les normes européennes qui ne sont pas le fruit de votes démocratiques. Ainsi, combien de fois des ministres ont accepté à Bruxelles des directives sans appréhender, ou en voulant cacher leurs conséquences concrètes sur l’ordre juridique national ?

La Cour de Cassation, comme le Conseil Constitutionnel, interprètent à leur tour la jurisprudence de la Cour européenne des Droits de l’Homme, celle de la Cour de Justice de l’Union Européenne, mais aussi des directives pour imposer aux Français une politique qu’ils n’ont jamais choisie.

On comprend dès lors le silence gêné du gouvernement qui a accepté cette dépossession tout en subissant aujourd’hui les conséquences néfastes. Déjà le gouvernement s’était fait imposer par les magistrats la réforme de la garde à vue avant même le vote de la loi.

Il reste que cette décision aggrave un peu plus le fossé entre la justice et le peuple qui va voir les voyous comme les délinquants en col blanc encore mieux protégés.

On peut comprendre dans ces conditions le découragement de la police et la colère des honnêtes gens.

Il est temps dans notre pays d’ouvrir un vrai débat sur notre démocratie qui se réduit comme peau de chagrin !