1. Que l'Europe cède sous la pression des passeurs, véritable mafia, qui exploitent la misère humaine et ont envoyé sciemment à la noyade des bateaux entiers (départ forcé des migrants par mauvais temps sous la menace des armes) pour émouvoir les opinions publiques, forcer les gouvernements à déployer des bateaux de sauvetage et ainsi alimenter leur business. Bien sûr il faut sauver les malheureux de cette mort atroce, mais compte tenu des règles communautaires, ces nécessaires sauvetages aboutissent automatiquement à l’entrée des migrants sur le territoire européen, alors que nous devrions au contraire les raccompagner au point de départ.

2. Les Italiens, à juste raison, ont multiplié les opérations de sauvetage, mais une fois installés sur leur sol, ont incité les migrants à rejoindre les pays du Nord sans appliquer l’accord de Dublin qui veut que les demandeurs d’asile effectuent leurs démarches dans le premier pays d’arrivée. Ainsi Les migrants s’évaporent dans toute l’Europe sans que leurs empreintes digitales soient prises, rendant ensuite très difficile leur expulsion lorsque que l’on s’aperçoit qu’ils ne remplissent pas les conditions de l’asile. Le directeur a reconnu que le système européen ne fonctionnait plus. Et c’est la raison pour laquelle la Commission européenne propose désormais de répartir les migrants par pays.

3. Des parlementaires de l’opposition comme Pierre Lellouche ont reconnu que le système Schengen ne fonctionne plus du tout car les intérêts des pays de transit sont totalement différents de ceux des pays de destination. Comme c’est curieux, les anciens de l’UMP ne se souviennent pas qu’en mai dernier aux élections européennes, ils défendaient encore bec et ongles les traités européens qui ont conduits à ce chaos !

4. Les directeurs auditionnés reconnaissent que les opérations de « Mare Nostrum » et de Frontex telles qu’elles sont mises en œuvre, alimentent l’appel d’air, nourrissent les passeurs mais nous expliquent que la Commission veut les accentuer, les multiplier et répartir toujours plus de migrants dans l’Union. Pire encore, elle prévoit l’arrivée directe et organisée de demandeurs d’asile Syriens et Erythréens pour leur éviter d’emprunter les bateaux des passeurs. La plupart des membres de la Commission étaient stupéfaits et atterrés.

5. Les directeurs nous ont enfin expliqué que la France n’était quasiment pas touchée par cette vague migratoire, les migrants préférant soi-disant rejoindre l’Allemagne, la Suède ou l’Angleterre. Stupéfaction encore plus grande des députés !

On se demande où vivent ces hauts fonctionnaires quand on connait la réalité de l’explosion des flux migratoires partout en France. Cela me rappelle le nuage radioactif de Tchernobyl qui s’est arrêté à la frontière française !

Je retiens de cette audition surréaliste que nos administrations sont totalement dépassées par le phénomène historique de déstabilisation migratoire de l’Europe. Le gouvernement de Manuel Valls, pour rassurer l’opinion, annonce publiquement qu’il est hostile à la répartition des migrants par pays mais les services de l'Etat proposent avec la Commission de Bruxelles l’arrivée d’une dizaine de milliers de demandeurs d’asile dans notre pays.

A Debout la France, nous proposons un plan cohérent et humain qui repose sur 5 orientations claires :

1. Sauver les migrants de la noyade mais les placer en Centres d’accueil pour pouvoir les raccompagner dans le pays de départ. 2. Intervenir militairement pour détruire les embarcations des passeurs. A quoi bon dépenser des dizaines de milliards d’euros pour notre défense nationale si nous n’avons pas la volonté politique de mettre hors d’état de nuire une centaine d’embarcations et une dizaine de têtes de réseaux sur la côte libyenne ? 3. Rétablir les contrôles fixes à nos frontières nationales pour multiplier les obstacles et responsabiliser les pays de transit comme l’Italie, l’Espagne, la Grèce, la Pologne, la Roumanie, etc. qui aujourd’hui n’ont aucun intérêt à contrôler effectivement leur frontière puisqu’ils n’assument pas la gestion des migrants. 4. Mettre en œuvre une vraie politique de développement économique partagée du bassin méditerranéen et de l’Afrique. 5. Cesser de s’acharner sur la Syrie de Bachar el-Assad pour tirer enfin les leçons du fiasco américain en Irak et franco-anglais en Libye.