Ce fut un bonheur immense de voir le peuple se dresser et dire sa vérité à cette caste qui le méprisait et voulait, en lui soutirant son consentement pour se donner bonne conscience, lui imposer la fin de la France.

Nous avions bataillé à mains nues face à des partis armés jusqu’aux dents. David l’avait emporté sur Goliath.

Malheureusement on connait la suite. J’en ai écrit un livre sur cette triste histoire : « le coup d’Etat simplifié ». Les oligarchies qui défigurent la belle idée européenne ont bafoué le vote des Français et des Hollandais en faisant voter par des parlementaires lâches le fameux traité de Lisbonne, la réplique aggravée de la Constitution européenne simplement allégée de quelques détails cosmétiques.

Imaginons un instant qu’à l’inverse les Français aient été écoutés. Aujourd’hui il est certain qu’avec des frontières nationales retrouvées et une politique intelligente dans le bassin méditerranéen, nous n’aurions pas à vivre des drames migratoires de cette ampleur.

Dans le même esprit, si nos gouvernements avaient annulé la directive « travailleurs détachés », la concurrence déloyale qui nourrit le chômage n’aurait pas été institutionnalisée.

Enfin, si nous avions mis fin à ce nouveau pouvoir bureaucratique, nous aurions évité des dizaines de milliers de normes inutiles ou contreproductives.

Je pourrais multiplier les exemples de cet autre demain, qu’avec un peu de bon sens populaire nous aurions pu construire : une France mieux protégée, plus prospère, plus démocratique.

Ils en ont décidé autrement, croyant à tort pouvoir construire l’Europe par la force, contre les peuples, en détruisant les Nations.

Contresens historique qui mène le continent dans le mur. Comme le disait le général de Gaulle avec humour : « on ne fait pas une omelette avec des œufs durs ».

Nous, gaullistes, croyons en une Europe des Nations et des projets, la seule possible, la seule réaliste. Tout reste à faire.