L’Union européenne, bureaucratique et inefficace, sera la prochaine construction artificielle à s’effondrer. Les avertissements des référendums successifs n’ayant pas été entendus – et ayant même été volontairement bafoués -, ce système hors-sol craque de partout.

L’euro qui a vidé le porte monnaie des Français et qui asphyxie nos entreprises est en sursis. Les signes de sa fin prochaine sont là, devant nous, mais la plupart des décideurs ne veulent pas voir, pas entendre.

Ainsi, les Grecs n’en peuvent plus de la purge absurde qui leur est imposée. En l’absence de dévaluation de leur monnaie qui leur permettrait de rebondir, leur économie s’enfonce dans le cercle vicieux d’une récession cumulative sans fin.

Le Portugal emprunte aujourd’hui à plus de 7%, ce qui veut concrètement dire que lorsqu’il emprunte 10 milliards sur 20 ans, il doit rembourser 10 milliards de capital, mais 14 milliards d’intérêts. Là aussi, comme pour un ménage surendetté victime d’un usurier, on le condamne à la mort lente ou à la révolution.

Le nouveau Gouvernement irlandais est bien décidé, lui, à ne plus accepter ce diktat de Bruxelles et du FMI et entend obtenir un adoucissement réel de ses conditions d’emprunt.

De leur côté, les Allemands commencent à comprendre qu’ils ne pourront pas porter à bout de bras les autres pays comme ils l’ont fait pour l’Allemagne de l’Est. Le Ministre des Affaires étrangères vient de déclarer que la sortie de la Grèce de l’euro n’était pas un tabou et plus de 185 experts ont publié une tribune demandant à Mme Merkel de ne pas s’engager dans une politique de soutien excessive à l’euro.

Il n’y a qu’en France, malheureusement, où le débat reste imperturbablement tabou. Notre économie végète, les délocalisations se poursuivent, les déficits sont abyssaux mais l’euro, comme l’Union européenne, y demeurent hélas des dogmes.

La classe politique refuse de voir la réalité de l’échec de cette Union européenne. En écartant toute autre façon de travailler avec nos partenaires, elle ne se rend pas compte qu’elle abime l’idée même de l’Europe.

Les Français n’en peuvent plus du chômage de masse, du pouvoir d’achat en baisse, de l’immigration incontrôlée, de l’insécurité qui progresse, des services publics détricotés.

Nos compatriotes ont bien compris le caractère dérisoire de ce jeu politique, destiné à masquer l’impuissance publique.

Car oui, pour maîtriser l’immigration, il faut pouvoir contrôler les frontières. Car oui, pour relancer l’économie, il faut retrouver la liberté monétaire. Car oui, pour investir dans les chantiers d’avenir, il ne faut plus laisser la Commission de Bruxelles décider à notre place ce qui est bien ou mal.

La liste est longue des domaines où, tout simplement, il faut reprendre en main les leviers du pouvoir. Ce n’est qu’à cette condition que l’on pourra fixer un cap et se donner les moyens de l’atteindre. Ce n’est qu’à cette condition que nous pourrons redonner confiance aux Français.