L’hypocrisie mortifère du gouvernement, qui multiplie les prises de parole allant des larmes de circonstance aux fausses postures martiales, est tout simplement insupportable. Les Français doivent savoir que ce gouvernement a volontairement choisi de se désarmer face au terrorisme islamiste. Si nul ne peut empêcher tout attentat, il est tout aussi mensonger de prétendre que tout a été fait pour prévenir au maximum les attaques terroristes en France. Pire, le président Macron a abandonné volontairement l’Etat d’urgence instauré par son prédécesseur alors que notre pays venait de subir les meurtres islamistes à Marseille et que la loi contre le terrorisme n’était en rien à la hauteur des enjeux.

A titre d’exemple, selon le Figaro, il n’y a eu que 6 visites domiciliaires depuis la fin de l’Etat d’urgence le 1er novembre dernier alors qu’il y avait eu 4600 perquisitions entre les attentats du 13 novembre et la décision d’Emmanuel Macron de mettre fin à ce régime d’exception. La tragédie du 23 mars prouve que le gouvernement n’a jamais tiré une seule leçon des attentats ayant coûté la vie à 253 innocents depuis 2012. A ce jour, tous les terroristes islamistes qui ont fait couler le sang sur notre territoire auraient dû être mis hors d’état de nuire. Si les gouvernements sont impuissants, c’est d’abord parce qu’ils vivent dans le déni.

Protégés de la violence qui terrorise nos compatriotes dans leur tour d’ivoire, nos dirigeants ont des paroles aussi fortes que leurs actes sont faibles. En réalité, ils préfèrent sauver leur doctrine mondialiste plutôt que de combattre le cancer que nous affrontons sur le sol français : l’islamisme. Le gouvernement manifeste le même déni quant au lien désormais évident entre délinquance et terrorisme. La quasi-totalité des terroristes qui ont sévi en France ont le même profil.

La gestion ahurissante de nos prisons, la fin de la double peine et l’inaction face au trafic de drogue en lien avec l’islamisme ont créé dans nos banlieues de véritables machines à terroristes. Depuis vendredi, les autorités tentent de minimiser la radicalisation du terroriste alors que les premiers éléments de l’enquête montrent l’inverse, indiquent que sa compagne était elle-même fichée S. Pire encore, c’est par la presse que nous avons appris l’ignoble égorgement d’Arnaud Beltrame, crime propre aux islamistes. Enfin, comment accepter et comprendre le silence des autorités face aux groupes soutenant bruyamment l’auteur de l’attentat dans un énième quartier perdu de la République. Plus inquiétant encore, le gouvernement n’entend non seulement pas changer de politique mais l’aggraver ! Christophe Castaner a même osé déclarer dimanche dernier à propos des 258 adultes Français djihadistes en Syrie qu’il « fallait mieux les accueillir les, les suivre (…) pour faire en sorte que l’on puisse identifier le risque ». Or, même si nous enfermions ces criminels, la propagande qu’ils distilleraient dans nos prisons faute de les isoler serait un danger mortel pour la France. Que ferons-nous de ces fanatiques une fois leur peine achevée ? On sait que les tentatives de « déradicalisation » ont lamentablement échoué.

Et que dire de Mme Belloubet qui s’inquiète plus du sort réservé à ces barbares par la justice irakienne que des victimes de cette guerre et des innocents qu’ils mettraient en danger en France. J'ai été le premier depuis l’attentat de Charlie Hebdo à proposer une autre politique pour protéger les Français, en rupture totale avec l’inaction mortifère des gouvernements qui ont échoué alors que tant d’autres Etats à travers le monde réussissent à assurer au maximum la sécurité de leur peuple.

Tout d’abord, nous devons mettre hors d’état de nuire les 20 000 individus dangereux connus des services de police en expulsant les « fichés S » étrangers, en rétablissant la double peine, en interdisant le retour des djihadistes. Les Français « fichés S » radicalisés doivent être systématiquement et réellement suivis (bracelets électroniques, contrôle permanent des ordinateurs, etc.) et, pour les cas les plus dangereux, emprisonnés en attendant leur procès. Les Français condamnés pour terrorisme ou tout lien avec l’islamisme doivent être bannis sur un lieu isolé comme les Kerguelen. Enfin les étrangers naturalisés condamnés pour terrorisme doivent être déchus et expulsés. A ce titre, la Norvège, l’une des plus respectables démocraties au monde, vient de voter la déchéance de nationalité pour les bi-nationaux terroristes. Ensuite, la France doit éradiquer les idéologies islamistes de son sol en fermant toutes les mosquées qui prêchent la haine et les sites internet, en expulsant les imans proches de ces idéologies meurtrières ainsi que tous les pseudo « intellectuels » qui s’en réclament.

Il y a aujourd’hui dans les Bouches-du-Rhône 24 mosquées ouvertement salafistes d’après le journal Le Monde ! Enfin il s’agit de donner tous les moyens nécessaires à l’Etat qui doit contrôler à nouveau ses frontières et conditionner l’octroi du droit du sol au respect des valeurs de la République. Il faut construire en cinq ans les 40 000 places de prison nécessaires, y compris en aménageant en urgence 10 000 places dans les anciennes casernes pour les délinquants les moins dangereux qui libéreront de vraies places en attente de la livraison des nouveaux établissements. Naturellement, il faut poursuivre le recrutement des forces de l’ordre et de renseignement indispensables.

Le cancer islamiste veut tuer notre civilisation, seules des actions de guerre contre ce terrorisme pourront protéger les Français contre ces barbares qui n’auront de cesse de faire couler le sang des héros et des innocents