Après avoir pointé du doigt les dépenses trop importantes des Etats (à qui, en même temps, on demandait pourtant d’éponger les dettes des banques...) les agences reprochent maintenant à ces mêmes Etats l’excès de rigueur qui casse la croissance.

Preuve s’il en était besoin que cela ne sert à rien de suivre comme des girouettes le vent de ces agences et qu’il est bien préférable de mettre en œuvre une vraie stratégie économique qui répond aux besoins du pays.

En vérité, nos gouvernants se sont mis tous seuls dans une impasse économique et sociale totale. La vraie question, ce n’est donc pas la réduction des dépenses (même s’il faut supprimer les gaspillages), mais l’insuffisance de recettes, l’absence de création de richesses !

Seule la sortie de l’euro, le protectionnisme européen, le contrôle des banques et la baisse des charges sur les PME, redonneraient le coup de fouet indispensable pour relocaliser le million d’emplois qui manquent à la France.

C’est ce million d’emplois qui nous permettra de financer notre protection sociale, de relancer notre consommation, d’équilibrer nos budgets, de réduire nos dettes.

Nous devons expliquer à tous que c’est par la compétitivité de nos entreprises que nous serons en mesure de redevenir un pays libre ! Et non par une fausse austérité.

Et alors, nous verrons que les agences de notation ne dicteront plus leur loi à des hommes politiques soumis et résignés.