Monsieur le Président de la République,

Depuis un an déjà, vous avez la responsabilité de la France.

J’ai eu l’honneur à deux reprises de vous rencontrer pour vous alerter sur l’impasse de votre politique européenne.

Plusieurs fois je suis intervenu à l’Assemblée nationale pour proposer une autre politique capable de relancer la croissance et de rétablir la sécurité.

Je ne suis d’ailleurs pas le seul ! De divers horizons la même inquiétude s’exprime, la même colère gronde. Mais rien n’y fait. Vous refusez de voir ce que vous n’avez cessé de dénoncer pendant la campagne.

Aussi, j’ai choisi pour vous qui ne manquez pas d’humour un mode plus léger pour vous interpeller sur la gravité de la situation de notre pays. Avec les jeunes gaullistes de Debout la République, nous avons décidé de vous offrir une paire de lunettes.

Oui, des lunettes pour voir de plus près la souffrance des Français, pour mieux appréhender le déclin du pays, pour mieux cerner les véritables causes du mal.

En effet, aucun redressement ne pourra s’opérer sans, au préalable, rendre sa liberté à la France. Liberté vis-à-vis de la finance, liberté vis-à-vis de Bruxelles, liberté vis-à-vis de l’Allemagne, liberté vis-à-vis des gros intérêts, liberté à l’égard des corporatismes.

Ne restez pas enfermé dans ce palais qui n’a pas toujours porté chance à vos prédécesseurs, entendez le peuple qui désespère, réagissez avant qu’il ne soit trop tard.

En espérant que ce modeste présent vous sera utile, je vous adresse mes respectueuses salutations républicaines.

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député de la Nation 6 mai 2013 - PARIS