Cette décision, qui protège de fait les frontières de la Grande-Bretagne, est de nature à accélérer l’appel d’air dans notre pays puisque les migrants auront la certitude de pouvoir être hébergés en arrivant à Calais.

De façon plus insidieuse, l’Union européenne en profite pour appliquer de force son projet fou d’éparpiller les migrants en France. Le Vice-président de la Commission européenne évoquant ainsi l’objectif de ce fond : soutenir le transport des demandeurs d’asile de Calais vers d’autres destinations en France.

Cette répartition est une pure folie. La Commission, avec l’aval du gouvernement socialiste, veut ainsi imposer à la France en panne d’emploi et morcelée de tensions communautaires un système qui va aggraver le problème. Le déni de réalité de notre gouvernement devant ce déferlement de population, était incompréhensible. Il est désormais criminel.

Je me suis rendu il y a quelques jours en Grèce, sur l’île de Leros.Si chaque cas individuel est poignant, il est évident que les pays d’Europe ne peuvent pas continuer à accueillir une telle masse de migrants. L’intérêt général exige un changement radical de politique pour casser l’appel d’air.

A côté du problème humanitaire, il ne faut pas nier un risque sécuritaire évident car des djihadistes en profitent bien évidemment pour s'éparpiller en Europe. A côté des familles présentes, j’ai pu constater bon nombre de jeunes hommes qui, sans faire d’amalgame ou de dangereuses interprétations, ont des motivations inconnues.

Des informations en provenance de Proche Orient viennent confirmer que Daech aurait demandé aux candidats au jihadisme de ne plus rallier la Syrie ou l'Irak mais d'agir dans leur pays et de manière individuelle. Ces nouveaux comportements ne peuvent être pris à la légère. A l’image de ce qui s’est passé dans un Thalys récemment, le gouvernement doit cesser cette politique inconsciente et prendre des décisions courageuses comme :

· Rapatrier systématiquement les migrants vers le pays de transit. A titre d'exemple, la Turquie doit cesser de laisser partir tous ces migrants vers la Grèce, alors que le gouvernement d'Ankara reçoit depuis des années des milliards d'euros des contribuables européens.

· Rétablir les frontières nationales en suspendant immédiatement les accords de Schengen, ce qui est possible en cas d'urgence. En effet, les migrants ont un accès direct à l’ensemble des pays européens dès lors qu'ils posent le pied en Europe, comme à Lampedusa ou à Kos. La libre circulation dans l'Union européenne est en réalité une loi de la jungle où la France n'a plus aucun contrôle sur qui entre et sort de son territoire. C’est pourquoi j’ai proposé un référendum d’initiative populaire pour redonner le parole au peuple sur ce sujet.

· Mettre fin à l'appel d'air des prestations sociales tant pour les clandestins, avec la suppression de l'Aide Médicale d'Etat (AME), que pour ceux déjà régularisés, avec la mise en place d'un délai de carence de trois ans pour toute prestation sociale et de santé.

· Revoir notre politique étrangère en Syrie qui a favorisé l'Etat islamique Daesh. Le pragmatisme doit l’emporter. Des armes qui ont pu être livrées à l'Armée syrienne libre se sont inévitablement retrouvées du côté des islamistes les plus radicaux car il n'y a pas de frontière étroite entre les différentes oppositions au régime de Bachar-el Assad. A force de refuser de choisir entre la Syrie et Daesh, et alors que les massacres de Chrétiens d’Orient continuent, notre pays prend le risque de perdre sur les deux tableaux : Bachar El-Assad est toujours là, Daesh continue de s’étendre et les migrants continuent de fuir.

· Enfin, la France doit être en première ligne pour proposer une politique ambitieuse de co-développement avec les pays les moins développés afin de mettre un terme au déferlement sans contrôle et sans limite de toute la misère du monde sur le Vieux continent.

Je demande parallèlement au gouvernement d’arrêter immédiatement tous les individus catégorisés par des fiches S.

Les combattants étrangers, au nombre de 140, ayant pris les armes contre la France n’ont aucune raison de rester sur le territoire française et doivent être expulsés.

Pour les binationaux, la déchéance de nationalité s’impose. On ne peut à la fois combattre les intérêts de son propre pays et en revendiquer la nationalité. Être un citoyen français, ce n’est pas seulement avoir des droits. C’est aussi avoir le devoir de défendre son histoire, ses valeurs, et ses concitoyens. Porter les armes contre son pays, c’est ne plus mériter d’en faire partie.

Concernant les djihadistes de nationalité française, qui ne peuvent évidemment pas devenir apatrides, je demande leur assignation à résidence et pour les cas les plus graves la mise à l’isolement dans un centre de rétention adapté et éloigné de la métropole.

Face au fléau du fanatisme à caractère sectaire, notre société a le devoir d’apporter des réponses et sans concession aucune.