En dépit d’une demande de délai supplémentaire pour respecter les fameux 3% de déficit, la ligne est claire : le Premier ministre a donné des gages à ses maîtres : pacte de responsabilité, grandes régions à l’allemande, coupe sombre de 50 milliards.

L’avertissement électoral des municipales n’est absolument pas entendu.

Bien évidemment, il faut savoir faire des économies mais avec un euro trop cher, la directive des travailleurs détachés qui nous coûte déjà 350 000 emplois, l’incapacité de l’union européenne à protéger son marché, et maintenant une politique d’austérité qui va aggraver le marasme et l’état des comptes publics, il n’y aura bien sûr aucun résultat sur le front de la croissance et de l’emploi. Une nouvelle fois les déficits que l’on prétend combattre vont s’accroître en raison de l’effondrement des recettes fiscales et sociales.

En vérité, comme je l’avais déjà dit lors de son élection, François Hollande finira comme le Papandréou français (du nom de l’ancien Premier ministre grec du Pasok).

Hier je suis allé en Vendée sur le site de l’usine Fagor Brandt liquidée en raison de la concurrence déloyale et je pensais, en écoutant le Premier ministre dans l’hémicycle, à ces ouvriers abandonnés sur l’autel d’une Union européenne en perdition.

Contrairement à ce qu’il dit, le Premier ministre n’est pas là pour guérir les maux des Français mais pour normaliser à l’allemande notre pays. Tous les poncifs ont été égrenés au fil du discours, mais les vraies causes de la déroute française n’ont pas été traitées par des mesures appropriées.

Rien sur les secteurs industriels d’avenir, rien sur la sécurité, rien sur une politique éducative exigeante, rien sur les universités d’excellence, rien sur le contrôle des flux migratoires,…

En un mot, une seule obsession : le pacte de responsabilité présidentiel avec sa baisse très insuffisante de 30 milliards des charges sur les entreprises alors même que la hausse de l’euro l’annule immédiatement ! Une politique totalement dérisoire pour relever les défis gigantesques auxquels notre pays est confronté.

Mais c’est bien normal, notre gouvernement n’est plus que l’exécutif d’une grosse région européenne qui s’appelait autrefois la France et qui était un pays libre avec un peuple exigeant.

Heureusement nous, Français, avons gardé du bon sens et je ne doute pas un instant qu’aux élections européennes puis à la prochaine Présidentielle, nous nous réveillerons pour libérer notre pays de sa tutelle et reconstruire un Etat et une nation digne de ce nom.

D’ores et déjà rendez-vous le 25 mai.