Dans la chaîne du vivant, l’action de ces pollinisateurs est cruciale : il permet la reproduction des plantes et est donc le cœur de notre agriculture et de notre alimentation. Protéger les abeilles et les insectes pollinisateurs n’est donc pas une lubie de bobos mais bien de vrais amoureux de la nature. C’est un enjeu majeur à l’heure où l’on se pose des questions comme savoir comment nourrir l’humanité dans les prochaines décennies.

Au-delà de cette question des pollinisateurs, la résolution s’attaquait à une réforme de la réglementation européenne qui aurait desserré la réglementation en vigueur sur la limite maximale dans les aliments de résidus d’acétamipride qui en plus d’être un néonicotinoïde est aussi un pertubateur endocrinien avec des effets neurotoxiques, génotoxiques et immunotoxiques. Ce texte ne faisait que rappeler les principes de précaution et de haute exigence de protection sanitaire exigés aux articles 191 et 168 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne.

C’était un texte d’ailleurs largement soutenu par des représentants de toutes les familles politiques, qui avaient accepté de cosigner avec Sylvie Goddyn. Ce texte était donc soutenu et transcendait les clivages. Sylvie a même pu faire passer avec le soutien de près des deux tiers du Parlement un amendement. Le texte fut hélas rejeté. Avec 373 voix pour et 265 voix contre. Disposant de la majorité relative, il a été rejeté car il aurait dû être adopté par la majorité absolue, non des votants, mais des députés présents.

Majoritaire dans les esprits, majoritaire en voix, il est pourtant rejeté sur des questions de procédures. C’est lamentable compte tenu de l’enjeu.

Par ce vote, le Parlement Européen démontre le caractère anti-démocratique de l’Union Européenne ainsi que sa dimension absurde. Tout n’y semble que manipulation des règles de procédures par des technocrates qui en use pour rejeter les votes démocratiques au profit de la volonté des lobbys et de la Commission de Monsieur Juncker, qui représente plus les intérêts particuliers des grandes entreprises que l’intérêt général.

Ce vote est une preuve de plus de la nécessité d’envoyer, en 2019, un maximum de députés des Amoureux de la France afin de défendre la démocratie et de s’opposer aux subterfuges des technocrates grâce à des élus mobilisés afin de défendre d’un bloc la démocratie et les questions d’intérêt général.