En effet, la gauche sortante traîne une gestion catastrophique et partisane, qui se solde par une explosion de la dette départementale (multipliée par 5 depuis une quinzaine d’années !) et de la pression fiscale (augmentation des bases locatives, des droits de mutations et des tarifs, création de nouvelles taxes,…).

Le tout, sur fond de faillite des politiques de l’emploi (hausse du chômage) et d’explosion de l’assistanat (hausse du budget du RSA de 45% entre 2011 et 2015 !), comme des dépenses à la légitimité douteuse (plus d’un million d’euros de crédits de fonctionnement pour le château de Chamarande !), sans même parler de la gabegie des subventions aux associations ni de la générosité de certaines dépenses de personnel.

Et ce, tandis que des actions utiles, comme par exemple l’aide au fonctionnement des crèches, sont purement et simplement supprimées. Bien sûr, pour Manuel Valls, le sauvetage de la majorité socialiste sortante se double de l’enjeu symbolique de garder à gauche un département qui fut son fief. Cette perte pour le PS serait évidemment du plus mauvais effet pour le Premier ministre…

On aurait pu penser que l’UMP allait facilement surfer sur l’effondrement annoncé du PS. Mais là encore il n’en est rien par la faute des dirigeants de ce parti, qui n’ont pas su passer le coup de balai qui s’imposait ! En effet, le chef de l’UMP pour les élections départementales en Essonne, le maire de Draveil, est pour sa part renvoyé aux Assises pour viols et agressions sexuelles… Mais comment Nicolas Sarkozy peut-il oser lui apporter son soutien ? C’est une honte qui montre qu’il n’a rien compris à ce qui s’est passé en Essonne !

Pour ma part, outré par ce faux choix entre faillite financière et faillite morale, j’ai refusé de laisser les Essonniens prisonniers de cette alternative scandaleuse. C’est pourquoi Debout la France présente, partout où cela est jugé nécessaire, ses propres candidats. C’est pour cette raison que je dois faire face aux tentatives d’intimidation des apparatchiks du parti sarkozyste – jusque comme dans mon propre canton où le maire d’une ville voisine (à qui j’avais pourtant apporté mon aide lors des élections municipales de l’année dernière) soutient des candidats issus de l’entourage direct… de Georges Tron !

A l’image de ses six tandems en Essonne, Debout la France multiplie les candidatures pour que ses femmes et ses hommes de conviction, avec cœur et écoute, soient réellement au plus près des préoccupations des électeurs. Et pour que - enfin ! - les élections départementales cessent d’être un défouloir ou le terrain de jeu d’une conception de la politique comme on ne devrait plus en faire depuis longtemps. J’ai confiance dans la sagesse des électeurs.