Nicolas Dupont-Aignan toujours maître chez lui 8 circonscription|Le député (Debout la France) sortant, élu depuis 1997, vire légèrement en tête.

parce que ça va être la guerre. » Devant sa permanence parlementaire, Nicolas Dupont-Aignan (DLF) motive ses troupes en affichant une mine réjouie. Il vire en tête dans la 8 circonscription de l’Essonne avec 33,34 %, talonné par Émilie ChazetteGuillet, militante LFI investie par la Nupes, à 30,50 %. Tous deux éliminés, Mohamed Bida (Ensemble), le candidat choisi par la majorité présidentielle, est troisième avec 22,39 %, et Nicolas Dohin (LR) suit avec 10,03 %. « C’est un beau rétablissement contre ceux qui m’enterrent vivant, confie Nicolas Dupont-Aignan. Mais rien n’est gagné et ce sera serré. » « Allez, au boulot,

C’est aussi son résultat sur Yerres, la commune dont il a été le maire pendant vingt-deux ans (entre 1995 et 2017), qui donne à NDA le sourire puisqu’il est loin devant avec 46,09 %. Et s’il dit qu’il n’était nullement inquiet après son résultat de la présidentielle (10,80 %, le plus bas score depuis qu’il est élu à Yerres), il souffle : « Ça va mieux en le constatant. Je suis très heureux du vote des Yerrois. » « La baronnie n’est pas morte » Et c’est bel et bien Yerres qui donne l’avantage au patron de Debout la France dans la circonscription, car dans les autres communes, le souverainiste et la candidate Nupes sont au coude-à-coude. Émilie Chazette-Guillet est en tête à Montgeron (31,18 % contre 25,96 %), Crosne (33,60 % contre 32,84 %), Vigneux-sur-Seine (40,79 % contre 28,44 %). Avantage NDA à Brunoy d’une courte tête (28,45 % contre 28,19 %). Émilie Chazette-Guillet a elle aussi le sourire et confie son espoir depuis Vigneux-surSeine, où elle a passé la soirée : « Je suis très heureuse car ce sont deux visions de la société qui vont s’affronter et cette question : quelles valeurs voulez-vous défendre ? » Selon la candidate Nupes, son résultat montre qu’elle a le soutien des quartiers populaires. Mais elle s’inquiète du taux d’abstention, « preuve qu’il existe une véritable défiance ». Cette professeure de français au collège Bellevue à Crosne n’est pas surprise du vote des Yerrois. « C’est une baronnie, cela fait vingt-cinq ans qu’il est député. Quand il a été élu la première fois, je passais mon bac de français… » Une militante écolo peste en découvrant les résultats à La Grange-au-Bois, le bureau centralisateur de Yerres : « La baronnie n’est pas morte. » C’est cette commune qui avait fait la différence en 2017. Antoine Pavamani (LREM) avait échoué de peu au second tour, avec 48 % des voix contre 52 % pour NDA

Le >Parisien