Alors que le confinement fait l’objet d’une surveillance drastique et que l’impressionnant nombre d’amendes dressées est un enjeu de communication pour le Ministère de l’Intérieur, force est de constater qu’en la matière l’intransigeance gouvernementale connait de spectaculaires exceptions. En apparence, nul ne saurait échapper à la règle commune, la loi est dure mais c’est la loi, et les témoignages de l’application inconditionnelle, voire brutale et parfois injuste des dispositifs légaux ne manquent pas. Ainsi, nous avons tous en tête la verbalisation dans les Tarn d’une femme de 79 ans venue saluer son mari de 93 ans, confiné EHPAD, à 500 mètres de son domicile, à travers une vitre fermée, pour « violation du cordon sanitaire ». Et les exemples de toutes espèces sont nombreux : tel habitant du Val d’Oise a écopé de 135 euros d’amende pour être allé acheter une baguette de pain, telle jeune femme des Pays de Loire a dû s’acquitter de la même somme pour avoir voulu nourrir ses chevaux au pré et l’on ne compte plus les contraventions dont ont été gratifiées des femmes sorties pour acheter des protections hygiéniques ou de la teinture pour cheveux, produits jugés comme n’étant pas de première nécessité. La multiplication de ces exemples pourraient se faire à l’envi.

Cependant, certains quartiers de nos grandes villes semblent jouir d’une loi d’exception. Ces quartiers que l’on s’obstine à nommer « populaires », alors que c’est la canaille islamisée qui y règne en maître depuis des années, ne semblent pas astreints à des règles aussi rigides. Christophe Castaner lui-même a appelé les forces de l’ordre à « faire preuve de discernement », formule euphémisante pour recommander implicitement aux policiers de ne pas mettre les pieds dans les cités sensibles.

Un accident médiatisé, qui s’est produit la dans la nuit de samedi à dimanche derniers, a mis à mal toute idée d’esprit républicain dans un grand nombre de nos cités.

Un homme de 30 ans -et non pas un « jeune » comme nous le présentent les principaux médias- à moto a heurté la portière d’un véhicule de police et a été blessé à la jambe (il n’a pas eu la jambe arrachée, comme nous l’ont dit les médias dans un premier temps) à Villeneuve-la-Garenne.

Depuis, et sans que les médias ou le gouvernement ne s’en émeuvent particulièrement, nous assistons à des émeutes à Villeneuve-la-Garenne mais aussi dans d’autres villes de la région parisienne : Meudon, Suresnes, La Courneuve, Nanterre, Evry… Ce phénomène touche également les banlieues d’un grand nombre de villes de France, telles que Strasbourg, Lille, Lyon, Limoges…

Les policiers, les pompiers - qui interviennent chaque soir sur des feux de poubelles et de voitures - sont pris pour cibles, caillassés et visés par des tirs de mortier. La foultitude de vidéos que l’on trouve sur les réseaux sociaux atteste de la grande violence qui se déchaîne contre les forces de l’ordre et les pompiers. En l’occurrence, les 10 000 prisonniers libérés de façon anticipée par madame Belloubet au début du confinement forment, pour partie, un excellent renfort pour ces voyous affrontant la police. Signalons, encore une fois, la désastreuse action de la ministre de la Justice qui paradoxalement déconfine les prisons en période de confinement. Elle remet en liberté délinquants et criminels sans imaginer que cela pourrait avoir des conséquences tragiques sur l’ordre public.

Les images que nous voyons sont celles d’authentiques scènes de guérillas urbaines et elles nous sont présentées comme de simples réactions à ce que les émeutiers appellent une « bavure », voire une tentative de meurtre de la part des policiers.

Cette prétendue « bavure » concerne un homme dont il n’est pas inutile de préciser le pedigree : quatorze fois condamné pour trafic de stupéfiants, refus d’obtempérer, outrages, violences aggravées, extorsion, et qui se trouvait au moment des faits sous contrôle judiciaire pour menace de mort avec un hachoir. Le seul fait que cet individu soit en liberté illustre l’insupportable laxisme judiciaire et l’impéritie gouvernementale dont profitent les voyous de banlieue.

Ajoutons que cet homme circulait sans casque, en excès de vitesse, sur une moto non homologuée, en méprisant l’obligation de confinement. Mais la situation est encore plus grave que celle que nous présentent avec retenue les médias. Il ne s’agit pas d’un appel à la justice après une prétendue « bavure », il s’agit d’éprouver la puissance d’une contre-société qui se construit contre la République, contre la France. C’est une prise de pouvoir territorial, menée, à chaque fois, par une minorité agissante, violente, déterminée. Dans la nuit de lundi à mardi, le commissariat du quartier de la Meinau, à Strasbourg, a été incendié aux cris d’ « Allahou Akbar ! ». Bien naïfs ceux qui ne voient là qu’une révolte sociale. Il y a un mouvement général, mené encore une fois par une minorité, de tentative de prise en main de ces quartiers, pour y faire régner la loi des caïds et de l’islam.

Le trafic de drogue constitue également un enjeu fondamental qui nécessite à lui seul l’éloignement de la police et de toute présence étatique, même si les gouvernements successifs, depuis des décennies, ont laissé prospérer cette activité pour acheter la paix sociale. Le hashtag « mort aux porcs » connait une belle carrière en accompagnement de ces émeutes. Émeutes anti-flics, émeute anti-France.

Malgré la gravité de la situation, Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, nous assure qu’ « il n’y a pas lieu d’avoir des inquiétudes » et que les faits sont de « faible intensité ». Le gouvernement hésite entre minimisation et négation des problèmes, comme si l’occultation était une modalité de la solution.

À Debout la France, nous considérons que pour affronter les problèmes, il faut d’abord les nommer avec justesse. Notre volonté d’arriver au pouvoir est aussi liée à la volonté de résoudre le problème des banlieues et permettre aux gens qui ne posent pas problème de vivre sereinement dans des cités aujourd’hui gangrenées par la voyoucratie. Des mesures urgentes doivent être prises pour sauver nos banlieues : • couvre-feu pendant la période du confinement • création de dizaines de milliers de places de prison dans les casernes désaffectées • suspension de tout type d’aide sociale aux familles de délinquants et expulsion des familles de délinquants des offices HLM • reconduite à la frontière de tous les délinquants et criminels de nationalité étrangère • opération de maintien de l’ordre par l’armée dans les cités sensibles • mise en place de peines plancher pour les trafiquants de drogue et les émeutiers de cité

« Il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire, quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire » nous dit Clemenceau. Macron et son gouvernement n’ont ni volonté ni courage, si ce n’est l’obsession de l’auto-célébration et la passion de la dissimulation. L’épisode des banlieues nous le montre une fois de plus.

Nicolas Dupont-Aignan, Député de l'Essonne, Président de Debout La France.