Mais qu'on se rassure. De bonnes voix médiatiques sont là pour nous rappeler que les Chinois, autant que l'on sache, ne sont pas les pires : Club Med serait sur la voie du redressement, tout comme le suédois Volvo, l'Empire du milieu ayant décidé d'investir massivement et durablement dans des entreprises d'envergure mondiale pour y conquérir des positions stratégiques. Peut-être, mais pour combien de temps ?



Et comment accepter, quelle qu'en soit la nationalité, d'avoir des « maîtres » ? Nous, Français, refusons la tutelle des Etats-Unis et sommes tout autant réticents à supporter celle de l'Allemagne, par une UE à la sauce germanique interposée. Et nous avons bien raison. Il faudrait alors se résigner à une troisième, chinoise celle-là ? !



Tout simplement parce qu'Angela Merkel, craignant pour les exportations allemandes, a réservé un accueil triomphal au Président chinois en Europe. A son allié venu faire au monde entier la leçon du libre-échange devant le gotha du capitalisme mondial réuni à Davos et sonner la mobilisation générale contre le méchant Trump, chantre du protectionnisme ? ! Un comble de la part d'une dictature communiste convertie à l'ultralibéralisme le plus inhumain tout en subventionnant massivement son économie ! Un comble de la part d'un gratin euromondialiste qui ne jure, lui, que par la liberté face à l'Etat soi-disant étouffant et au suffrage universel prétendument porteur du virus du populisme...



Comment ne pas voir que, en vendant nos forces vives économiques à de tels « maîtres », nous sommes en train de donner raison à Lénine pour qui « les capitalistes vendraient la corde qui servira à les pendre » ?! Les capitaux chinois ont déjà mis la main sur le Parc Astérix, l'aéroport de Toulouse, Campanile, une partie du capital de Peugeot, ils achètent aussi des châteaux viticoles classés, des terres agricoles, et bientôt des stations de ski, voire STX par constructeur naval italien interposé...



Le gouvernement s'est ému de la volonté de l'actionnaire chinois d'Accor de monter de 12 à 30% du capital de l'entreprise. Mais que fera-t-il concrètement ? Rien, comme d'habitude.



Je n'en peux plus de cet esprit de collaboration face à ce qu'il faut bien appeler une véritable colonisation économique en règle.



Avec les gaullistes de Debout la France, je veux le retour de l'Etat fort et stratège qui a bâti notre puissance économique d'aujourd'hui (Airbus, le nucléaire, le TGV, Ariane et Dassault,...) et saura encore bâtir notre indépendance stratégique de demain si le pays lui en donne les moyens.



Les enjeux sont immenses : il n’en va pas seulement de nos emplois, de notre croissance et de notre bien-être. Mais aussi et peut-être d'abord de notre capacité à garantir notre liberté dans un monde où l'hégémonie économique et commerciale a remplacé le vieil impérialisme botté.



Ressaisissons-nous, Debout la France !