C’est toute la communauté nationale qui est endeuillée. J'adresse toutes mes pensées aux victimes, aux familles et à la paroisse de Saint-Etienne-du-Rouvray.

Le 19 juillet, à l’Assemblée nationale, lors du débat sur l’état d’urgence, j’ai bataillé toute une nuit pour faire comprendre au gouvernement l’urgence de prendre des mesures à la hauteur des enjeux.

Le Premier ministre s’est réfugié derrière une mauvaise interprétation de "l’Etat de droit" pour justifier son refus d'arrêter les Français qui reviennent de Syrie et d'expulser immédiatement les étrangers fondamentalistes.

Aujourd’hui, nous voyons le résultat.

Refoulé par la Turquie lors de sa tentative de passage en Syrie après avoir transité par la Suisse, l’un des terroristes de Saint-Etienne-du-Rouvray avait été incarcéré quelques mois en détention provisoire à partir de mai 2015 avant d’être scandaleusement libéré en mars 2016 et placé sous bracelet électronique !

Cela fait des années, que je demande l’abrogation des lois Dati et Taubira qui permettent à des individus condamnés de ne pas faire une seule journée de rétention, grâce à des peines alternatives, de surcroit mal suivies.

Refuser de prendre cette mesure préventive, c'est mettre directement la vie des Français en danger.

Le Président de la République et son gouvernent que l'Etat de droit doit être adapté à la menace. La France est en légitime défense et il est indispensable d'arrêter le terroriste avant qu'il ne commette son crime.

A ceux qui évoquent l'Etat de droit, je rappelle que les maires hospitalisent d'office chaque année 70 000 personnes pour éviter de mettre en danger la vie de leur entourage.

Ces hospitalisations d'office ne sont en rien arbitraires car elles sont encadrées par la loi. Il faut s'inspirer de cette procédure pour ceux qui reviennent de Syrie, et pour les fichés S soupçonnés de radicalisation islamiste.

En s'y refusant, le gouvernement de M. Valls met la vie des Français en danger. Il n’est donc pas apte à gouverner et doit démissionner.

Aujourd’hui, nous avons besoin d’une vraie union nationale; une union de combat autour d’un chef de guerre, avec tous ceux qui veulent en finir avec des djihadistes qui créent les conditions d’une guerre civile en France.

Ils se sont attaqués à notre mode de vie, notre Fête nationale et maintenant ils s'attaquent à nos racines chrétiennes et à notre patrimoine.

J’appelle solennellement à la mise en place d’un gouvernement de rassemblement et de combat qui osera prendre les mesures d'exception qui s’imposent pour gagner cette guerre et ramener la paix civile en France.