La majorité de nos concitoyens, s’ils ne se sont pas endormis avant la fin, auront vite compris que ces personnalités ne peuvent en aucun cas résoudre leurs problèmes. Un programme économique délirant, obsolète voire rétrograde, porté des politiciens empêtrés dans des affaires indélébiles, qui continuent à se refuser à faire face au danger terroriste qui nous assaille, voilà ce qui nous attend si nous les laissons encore arriver au pouvoir !

1- Leur programme, notamment économique, est totalement délirant.

Obsédés par les obligations de l’Union européenne, ils nous préparent tous une purge économique et sociale digne de la Grèce ou de la politique de Pierre Laval dans les années 1930 !

Je m’explique : comment relancer la croissance économique et l’emploi grâce à des baisses de charges sur les entreprises si au même moment ils appuient sur le frein et mettent à l’arrêt la voiture France. Les entreprises paieront un peu moins de charges, ce qui est bien, mais n’auront plus de commandes !

Suppression des centaines de milliers d’emplois aidés, augmentation de la TVA, suppression du bonus des heures supplémentaires en raison de la suppression de la durée légale du travail, augmentation de l’âge du départ à la retraite plongeant des dizaines de milliers de retraités dans l’assistanat des aides sociales pour survivre, réduction de 100 milliards des dépenses publiques à l’aveugle et suppression de centaines de milliers de postes de fonctionnaires - jusqu'à 600 000 ! Le résultat sera immédiat : chute de la consommation et de l'investissement, inflation négative, explosion du chômage, augmentation du déficit et de la dette. C’est une folie furieuse !

Soyons clairs, je veux aussi réduire à terme les dépenses publiques excessives et les prélèvements obligatoires mais on ne pourra le faire que si parallèlement on offre aux Français des emplois marchands, générateurs de croissance.

Pour offrir ce surcroît d'emplois marchands il faut, tout au contraire, relancer l’activité économique des entreprises qui produisent en France. C’est pourquoi, je propose de récompenser celles qui investissent en France par une baisse de l’impôt sur les sociétés et je propose aussi une relance du pouvoir d’achat.

Relancer le pouvoir d’achat sans bien sûr peser sur les comptes des entreprises qui doivent être compétitives, comment ? D’une part en récupérant l’excédent des 8 milliards versés à l’Union européenne pour augmenter les petites retraites (100 euros supplémentaires par mois pour 6 millions d’entre elles). D’autre part, en réduisant d’un tiers les charges salariales (différence entre le brut et le net sur la fiche de paye), pour augmenter de 10% le salaire net des Français.

Les socialistes nous ont accablé d’impôts et ont cassé la croissance, créant en 5 ans un million de chômeurs de plus. Les Républicains veulent aggraver cette politique suicidaire, en maintenant un impôt sur le revenu écrasant pour les familles tout en supprimant l'ISF, en réduisant d’un coup, à contretemps, la dépense publique, ce qui ne peut que conduire encore plus dans le mur du chômage de masse et du délitement de l'économie française.

Aucun d’entre eux ne comprend que l’économie est une dynamique et que si les chefs d’entreprises ont besoin de baisses de charges, ils ont aussi besoin d’une relance de la consommation pour investir.

2- Les Républicains nous préparent au pire car ils vivent hors sol

A aucun moment je n’ai entendu parler de la concurrence déloyale des nouveaux esclaves de la mondialisation. Rien sur les travailleurs détachés, rien sur la bataille de la recherche mondiale, rien sur les défis du numérique ou de la robotisation, rien sur la pire des crises agricoles depuis la seconde guerre mondiale.

En vérité, ils nous ressortent le programme d’il y a 30 ans qui n’est plus adapté à la guerre économique de notre temps. C’est d’ailleurs normal puisque Alain Juppé était Ministre du budget en 1986 quand j’étais étudiant et Nicolas Sarkozy occupait le même poste en 1993 quand je débutais ma vie professionnelle. Chacun d’entre eux avait d’ailleurs laissé exploser la dette de la France.

Ils en sont encore à essayer d'importer les fausses recettes du reagano-thatchérisme pour lutter contre les excès de l'Etat-providence des années 70. Or, le contexte a changé du tout au tout ! Tous les économistes le soulignent : aujourd'hui, il est urgent de relancer l'activité. En effet, notre pays est toujours convalescent de la crise de 2008 dont les effets persistants le maintiennent dans une espèce de stagnation, de langueur économique menaçant à tout instant de le précipiter dans la dépression : une inflation et des taux d'intérêts proches de zéro, des investissements atones, une consommation en difficulté, des industries en recul, des exportations en berne, une croissance molle, un chômage à un niveau historique... Même la politique de "quantitative easing" de la BCE, certes insuffisante en elle-même, ne parvient pas à réanimer les économies du continent.

C'est pourquoi les économistes, et jusqu'au FMI, à l'OCDE et à la Banque Mondiale, préconisent une sortie rapide de l'ordo-libéralisme voulu par Berlin et Bruxelles, de ces politiques dites "structurelles" qui reviennent dans ce contexte à jeter de l'essence sur un incendie avec l'idée absurde de l'éteindre...



Combien de temps allons-nous subir les recettes éculées d’hommes politiques dépassés ? Car ne nous y trompons pas, ce qu'ils nous préparent c'est une réédition de la politique catastrophique de Pierre Laval qui, en 1935, au prétexte d'assainir vertueusement l'économie française, l'avait précipitée dans une spirale sans fin de déclin et d'appauvrissement.

3- Mais il n’y a pas que sur le plan économique que les contradictions ont été visibles à l’œil nu.

Le débat sur les affaires était aussi pathétique. Entre celui déjà condamné et ceux qui se glorifient de ne pas l’être encore, le climat sur le plateau était surréaliste !

Comment demander aux Français de respecter la loi quand, au sommet, on s’en est affranchi ?

Comment recréer un lien de confiance entre le peuple et les élus quand ceux qui ont gouverné ensemble pendant 10 ans, ont siégé dans le même gouvernement, se caftent en coulisses, se plantent des couteaux dans le dos au premier tournant, se déchirent en public ?

4- Dans le domaine de l’insécurité le tableau n’était pas plus brillant tant les propositions étaient dérisoires

Comme d'habitude depuis près de deux ans maintenant, nos vaillants responsables de la droite républicaine, molle ou dure, fraîche ou usée, inquiète ou heureuse, nous ont servi des postures aussi bravaches que creuses, se refusant à admettre qu'une situation d'exception réclame un état de droit d'exception.

J'ai à de multiples occasions souligné la folie de cette ligne hypocrite et les mesures fortes qu'il faudrait prendre pour vraiment affronter la menace. Il s'agit, à grands traits de :

- rétablir nos frontières nationales pour en finir avec les conséquences catastrophiques de l'Europe-passoire de Schengen et du tout immigration voulu par Angela Merkel comme la Commission de Bruxelles.

- se donner vraiment les moyens de neutraliser les terroristes, en plaçant en rétention les fichés S dangereux, en incarcérant systématiquement les Français félons de retour de Syrie, en recourant à la déchéance de nationalité pour les binationaux, en punissant les terroristes du crime d'intelligence avec l'ennemi (trente ans de prison) et en allouant enfin aux forces de renseignement et de sécurité les moyens humains et matériels dont elles ont besoin.

- engager enfin la politique de codéveloppement avec l'Afrique pour que les populations tentées par l'exil trouvent chez elles les ressources pour assurer leur subsistance et leur dignité.

Les Français qui ne veulent plus, à juste titre, du PS et de François Hollande doivent comprendre que les candidats du parti Les Républicains, bien qu'ils s'imaginent déjà vainqueurs en mai 2017, ne résoudront pas les problèmes du pays, tout simplement parce qu'ils se refusent à en traiter les causes : prisonniers de leur aveuglement européen et de leur bilan qui les a conduits déjà si loin dans des politiques contraires à l'intérêt national, ils se contenteront une fois de plus, au mieux, de faire semblant.

Ce qu'il faut au pays, c'est au contraire une candidature de vérité et d'audace pour faire mentir la fausse fatalité d'une alternance pour rien. Réformer les yeux ouverts, oui c'est possible et c'est ce que je propose à chaque Français pour enfin sortir de l'ornière.