Cette dernière semaine, nous avons assisté à un véritable festival.

Il suffisait de consulter les réseaux sociaux, et notamment Twitter, pour comprendre combien heureusement les Français n’étaient pas dupes.

Molière en son temps avait moqué dans ses pièces ce double langage permanent. Aujourd’hui, il ne manquerait pas de travail.

Trois exemples parmi d’autres :

Madame VALLAUD BELKACEM, Ministre de l’Education Nationale, répète en boucle que sa réforme permettra de lutter contre les inégalités.

La réalité est bien sûr inverse, car ce n’est pas en supprimant l’exigence scolaire au collège, en réduisant les horaires des apprentissages fondamentaux, en multipliant les distractions pédagogiques que nos enfants progresseront.

Les déshérités seront bien évidemment les premières victimes puisqu’ils n’auront pas leurs parents, ni les leçons particulières fort coûteuses, pour s’en sortir.

Nicolas SARKOZY, avec le changement de nom de son parti, est aussi dans la course pour la palme du double langage. Il faut oser choisir « les Républicains » quand on est poursuivi par la justice dans plusieurs affaires graves et notamment quand on a dépassé pour plusieurs millions d’euros le plafond des comptes de sa campagne présidentielle (le Conseil Constitutionnel l’a déjà sanctionné).

La République, c’est avant tout, Montesquieu oblige, la vertu !

Madame PECRESSE a aussi une conception curieuse du sens des mots. Elle partage, avec son mentor, une certaine audace qui relève de la provocation.

Elle, qui a sillonné l’Essonne pour soutenir jusqu’au bout son « ami » Georges Tron, a osé hier organiser une conférence de presse pour présenter sa charte d’éthique pour la Région Ile de France. Bientôt, elle la fera sans doute signer par ses « amis » Patrick Balkany et Georges Tron !

Si les mots avaient encore un sens en politique, ces personnalités pourraient difficilement, comme cette semaine, mépriser à ce point leurs électeurs.

Mais plutôt que de s’abstenir par dégoût et résignation, j’invite au contraire les Français à se mobiliser en faveur des élus qui parlent moins sans doute, mais qui, sur le terrain, agissent mieux. Contrairement à ce que font croire les médias par un effet d’optique, ils sont beaucoup plus nombreux qu’on ne l’imagine.

Les Français doivent davantage connaître celles et ceux qui peuvent regarder droit dans les yeux leurs électeurs et pour qui les mots ont encore un sens.