Les résultats de la politique menée depuis 40 ans sont désastreux pour notre pays : 2 millions d’emplois industriels ont quitté la France en 30 ans, le déficit commercial s’est établi à 65 milliards d’euros en 2020, 6,5 millions de personnes sont inscrites au Pôle Emploi, l’endettement bat des records chaque année... Bon nombre des impétrants à la présidentielle acceptent les règles établies, celles d’une concurrence déloyale avec des pays dont les salaires sont ridiculement faibles ; concurrence déloyale aussi à l’intérieur même de nos frontières, avec la directive sur les travailleurs détachés qui viennent concurrencer nos emplois à des tarifs imbattables mais mortels pour nos artisans. Face à cette situation, nous proposons une politique de rupture autour de deux grands objectifs : D’une part, récompenser le travail et le mérite en augmentant le pouvoir d’achat afin de déclencher un cercle vertueux de croissance et de renforcer la différence entre ceux qui font l’effort de se lever et ceux qui vivent des allocations. Tout travail mérite un salaire décent et toute allocation exige un travail en contrepartie. Le principe du 13e mois de salaire financé par la lutte contre la fraude à la carte vitale en est l’illustration. D’autre part, baisser massivement les charges et les impôts pour les entreprises qui investissent et qui produisent en France, notamment les PME. Les hausses simultanées de l’investissement et du pouvoir d’achat permettront de retrouver la croissance, de créer un million d’emplois et d’augmenter le pouvoir d’achat. C’est à cette condition que nous reconstituerons les marges de manœuvre de nature à enclencher la baisse des déficits. Nous aurons également le courage d’affronter les lobbies, notamment la finance et les multinationales qui s’emparent de nos fleurons industriels et qui pillent le pays par une optimisation fiscale agressive, faisant peser le poids de leurs fraudes et conflits d’intérêts sur les contribuables français. Nous protégerons l’épargne des Français en garantissant les dépôts des Français aujourd’hui faussement protégés par les directives européennes. Enfin, nous renforcerons l’alliance capital / travail en relançant la « Participation gaullienne » des salariés, en synergie avec les entreprises. Nous devons réagir rapidement : le destin de notre pays se joue maintenant, sur notre capacité à imaginer la France de 2050. Nous devons préparer la France à relever les défis de demain : La recherche scientifique, la conversion des inventions en innovations industrielles et la capacité à protéger nos savoirs seront les armes les plus efficaces dans la bataille économique que se mènent les grandes puissances.



La France devra aussi assurer son indépendance sur des enjeux qu’elle a trop négligés, comme les télécommunications et la mer. Nous ne pouvons plus laisser aux Etats-Unis le seul contrôle unilatéral de la révolution numérique, qui menace durablement notre souveraineté. Quant au formidable potentiel économique et scientifique des mers, la France, deuxième espace maritime mondial, doit se lancer dans la maîtrise durable de ces richesses. Comme le disait le cardinal de Richelieu : « Les larmes de nos souverains ont le goût salé de la mer qu’ils ont ignorée ».

23 DÉCISIONS Pour RÉCOMPENSER LE TRAVAIL, Produire EN FRANCE ET RÉUSSIR LA RÉVOLUTION Scientifique

18 Hausse de salaire de 8% (équivalent d’un 13e mois) pour tous les salariés jusqu’à 3 SMIC et pour les indépendants par une baisse des charges salariales, financée par la lutte contre les gaspillages et les fraudes à la carte vitale.

19 Indexation des retraites et des salaires des fonctionnaires sur l’inflation.

20 Zéro droit de succession sur la résidence principale financé par un impôt sur les très grandes fortunes supérieures à 10 millions d’euros (exonération si les capitaux sont placés dans des entreprises investissant majoritairement sur le sol français).

21 Multiplication par deux du nombre de nouveaux propriétaires chaque année : élargissement du prêt à taux zéro, contrat de location accession pour les logements sociaux, garantie de l’Etat sur une partie de l’apport personnel.

22 Zéro tolérance pour les squatteurs des propriétés privées (expulsion systématique avec une très grande célérité et peines sévères)

23 Une journée par semaine de service pour la collectivité exigée pour les bénéficiaires du RSA.

24 Création d’un contrat de « travail universel » pour les jeunes et les chômeurs de longue durée. À l’opposé du revenu universel sans contrepartie, le contrat de travail universel proposera une activité d’intérêt général à mi-temps au service des collectivités contre une allocation de réinsertion.

25 Relance de la participation en entreprise : baisse de 1 point d’impôt sur les sociétés pour 2% de participation salariée.

26 Soutien à l’apprentissage avec pour objectif 1 million d’apprentis en 2027.

27 Mise en place d’un crédit impôt-production (impôt sur les bénéfices divisé par deux pour les bénéfices réinvestis sur le sol français).

28 75% des marchés publics réservés aux fabrications françaises en 2027.

29 Transmission d’entreprises facilitée via une exonération de droits de succession et de donation sur 90% de leur valeur (75% aujourd’hui) et zéro droit de succession sur les 100 premiers hectares de terres agricoles.

30 Mise en place d’un étiquetage obligatoire sur les marchandises pour indiquer précisément la part de «Produit en France» et développement des labels régionaux.

31 Création d’un fonds d’investissement et de relocalisation pour les produits « Label Tricolore » doté de 5 milliards d’€ par an et piloté par la Caisse des Dépôts et consignations qui favorisera l’investissement productif, l’emploi et la recherche dans les zones périphériques et rurales notamment. Baisse des charges patronales jusqu’à trois SMIC (avec l’objectif d’éviter de cantonner les baisses aux salaires au SMIC et de favoriser les emplois à forte valeur ajoutée notamment industriels) et poursuite de la baisse des impôts de production.

32 Renégociation des traités de libre-échange déloyaux et interdiction des produits ne respectant pas des critères environnementaux et sanitaires.

33 Abrogation de la directive dite « travailleurs détachés » qui légalise le travail lowcost et la concurrence déloyale des pays européens de l’est et du sud.

34 Allègement massif des normes : pour toute nouvelle norme, deux doivent être supprimées.

35 Suppression des charges sociales sur les emplois agricoles et sur l’embauche d’un chômeur de longue durée pendant 5 ans pour les TPE/PME.

36 Impulsion donnée à la recherche française en portant les crédits alloués à 3% du PIB en 2027 pour développer notre souveraineté numérique et scientifique.

37 Création d’un Commissariat aux filières d’avenir qui ciblera les technologies les plus cruciales des trente prochaines années et définira les innovations à financer en priorité.

38 Instauration d’une taxe numérique forfaitaire, pour l’exploitation commerciale des données personnelles des internautes résidant en France.

39 Protection de l’argent des Français : Garantie de tous les dépôts de nos compatriotes dans les banques jusqu’à 150 000 € par personne, avec interdiction aux banques de les ponctionner pour apurer leurs pertes. Instauration d’un nouveau mécanisme de sauvetage des banques en remplacement de la directive Union Bancaire Européenne sur les faillites de banques. Les actionnaires des banques et ceux qui leur ont prêté des fonds seront systématiquement appelés à supporter les pertes des banques en faillite. Si l’intervention de l’Etat sauve une banque de la faillite, il en deviendra seul actionnaire et la revendra après l’avoir redressée, conservant la plus-value éventuelle