Je suis candidat avec de nombreux élus locaux indépendants, Maires, Conseillers départementaux et des responsables associatifs pour offrir un vrai projet alternatif aux Franciliens. Je serai dans cette campagne le seul candidat tête de liste Maire d’une ville de banlieue aux prises avec les réalités quotidiennes difficiles que vivent nos concitoyens. Une ville de cette grande couronne si souvent oubliée dans les antichambres des palais nationaux et les salons capitonnés des partis politiques.

Je me présente car je ne supporte plus que des élus hors-sol, enfermés dans leur tour d’ivoire parisienne, prennent des décisions coûteuses et absurdes, qui compliquent chaque jour un peu plus la vie de nos concitoyens.

Combien de fois ai-je entendu les habitants de ma commune me dire avec sincérité mais aussi exaspération : « on est très satisfait de votre action municipale, heureux de vivre dans une ville à taille humaine, mais nous n’en pouvons plus de subir des temps de transport insupportables et de payer toujours plus pour une Région dont on reçoit toujours moins ». Que leur répondre, sinon qu’ils ont raison ? !

La coupe est pleine ! Assez de cette impuissance collective. Je sais qu’il est tout à fait possible d’agir autrement pour résoudre concrètement les problèmes réels et urgents. C’est le sens de ma candidature avec 5 priorités :

1) Stopper les projets pharaoniques qui gaspillent l’argent public et redéployer une partie des crédits vers les besoins quotidiens les plus urgents.

Ce n’est pas par hasard que j’ai organisé ma conférence de presse de lancement à la station de RER Châtelet-les-Halles. Il suffira de lever la tête pour observer une structure en ferraille monstrueuse qui a coûté 1 milliard d’euros. La fameuse Canopée ! Ce milliard aurait permis par exemple de renouveler les rames du RER D et d’augmenter leur nombre pour éviter la suppression de trains aux heures de pointe.

Mais il y a pire : Jean-Paul Huchon, le Président socialiste sortant du Conseil Régional d’Ile-de-France, et Valérie Pécresse, l’ancienne Ministre de Nicolas Sarkozy, ont adopté ensemble le projet encore plus délirant du super métro du « Grand Paris » qui est estimé au prix de 32,5 milliards d’euros pour être livré en 2040. Ce projet est censé répondre au besoin de liaison banlieue/banlieue en Petite Couronne. Une demande certes légitime mais à laquelle nous pourrions tout à fait répondre par une offre cent fois moins coûteuse par bus en site propre ou même dans certains cas par tramway ou métro aérien léger de type Orly Val.

Avec seulement 20% des 32 milliards (soit 6 milliards), je propose de remettre en état tous les RER qui sont empruntés chaque jour par 3 millions d’usagers. Il est mensonger de faire croire aux habitants que l’on peut faire en même temps le super métro souterrain et la rénovation urgente et totale des RER. Il faut choisir. En démocratie, l’argent public doit aller prioritairement au besoin du plus grand nombre. Avant de se construire un château, on répare la toiture de sa maison !

2) Relancer les investissements routiers.

Sous la pression des Verts, les socialistes ont stoppé la quasi-totalité des investissements routiers en Ile-de-France depuis des lustres. Le résultat est là : plus de bouchons donc plus de pollution. Parallèlement la mairie de Paris bloque la circulation aux portes de la commune sans qu’il n’existe de possibilité nouvelle de circulation de banlieue à banlieue pour éviter la ville-centre. Face à cette impasse, je propose d’investir 1 milliard d’euros (comparé aux 32,5 du « Grand Paris » Huchon/Pécresse) pour faire sauter les principaux bouchons d’Ile-de-France.

Il suffit souvent d’investissements raisonnables comme par exemple à Villeneuve-Saint-Georges où la mairie, dans laquelle siégeait la célèbre Mme Duflot en tant qu’adjointe à l’Urbanisme, a toujours dit non à tout aménagement pour améliorer la fluidité entre la N6 et le Pont de Villeneuve. Des millions d’heures perdues, une pollution sans précédent à cause du sectarisme des ultras Verts. Il faut aussi absolument dissuader les camions qui traversent le territoire français de circuler sur l’A86 et la Francilienne, en rendant gratuites les autoroutes fluides des régions alentours. Ainsi on libérerait de l’espace pour les voitures des Franciliens, notamment ceux de la Grande Couronne qui n’ont pas, ou si peu, de transport en commun. Cela épargnerait à beaucoup l’obligation de traverser Paris. Nous pourrions ainsi réconcilier les Parisiens qui n’en peuvent plus de la congestion du trafic sur les boulevards et les habitants du reste de l’Ile-de-France qui ne circulent pas pour leur plaisir.

3) Renouer avec une politique d’aménagement du territoire pour arrêter la boulimie démographique de l’Ile-de-France.

Tous les gouvernements successifs de gauche comme de droite ont acté la croissance sans fin de la population de l’Ile-de-France sans prévoir les infrastructures et les équipements qui vont avec. A-t-on vraiment besoin d’entasser toujours plus de Français en Ile-de-France ? Beaucoup de nos concitoyens rêvent de vivre dans des villes de province plus humaines. Il est temps de relancer une politique d’aménagement du territoire pour éviter une région à 14 millions d’habitants, dont la congestion entraînera de multiples et catastrophiques problèmes en cascade.

Il faut aussi rééquilibrer les emplois entre la Petite et la Grande Couronne, pour éviter les déplacements toujours plus longs et concentrés. Tous les emplois ne peuvent être à la Défense ou à la Plaine-Saint-Denis. Il faut un pôle d’affaires dans l’Est vers Marne-la-Vallée et vers le Sud dans l’Essonne.

4) Renforcer la sécurité.

60% des usagers des transports ont peur ! L’angélisme socialiste est une calamité. Il est urgent de multiplier les caméras de vidéo-protection, notamment autour des lycées que gère la Région.

Il faudra aussi augmenter les effectifs de la Police des Transports et faire exécuter les décisions de la Justice ce qui relève de la politique pénale nationale.

5) Proposer aux habitants une vraie politique de développement économique et de formation professionnelle ;

Depuis leur arrivée en 1998, les socialistes ont multiplié par 20 les subventions clientélistes aux associations (533 millions d’euros en 2015). Il est temps de redéployer ces crédits vers la formation professionnelle et de les recentrer vers les chômeurs de longue durée et les jeunes sans diplôme.

Je détaillerai, au cours de la campagne, avec les chefs de file départementaux qui seront désignés à la rentrée, nos propositions.

En attendant, notre liste 100% indépendante composée d’élus de terrain enracinés et de citoyens actifs, qui ont décidé de ne plus se laisser faire et de prendre les choses en main, va s’imposer.

Chaque électeur, en conscience, doit mettre fin au grand gaspillage de l’argent public et réagir avant qu’il ne soit trop tard pour rendre à nouveau vivable et humaine notre belle Région.

Nous pouvons gagner la Région Ile-de-France et bouleverser le jeu politique français.