Pourquoi cette affaire a-t-elle connu un traitement si particulier de la part d’une presse et d’une classe politique si promptes à se saisir des faits divers ?

Depuis une polémique fumeuse de la primaire UMP, l’élite française sombre dans le déni. Elle refuse de voir que le racisme que connaissent certains de nos compatriotes peut aussi frapper des Français dont les parents et grands parents sont nés en France, ou qui sont assimilés à des « blancs » par d’autres Français ou des résidents étrangers.

Nous avons en France un fier héritage d’universalisme, dont les valeurs ont combattu toute forme de racisme et de xénophobie. Cette lutte digne et belle ne s’arrête pas devant le racisme contre les blancs, elle le combat autant que les autres, ni plus ni moins.

Ce déni est une insulte à la justice, une insulte à notre vision de l’Homme qui comme la République est une et indivisible.

Nous connaissons tous l’origine de ce déni. Ce déni, c’est celui de la faillite du modèle républicain qui à force de petites trahisons et de grands compromis ne sait plus intégrer et assimiler les populations que notre pays accueille. L’école est brisée, le travail manque, l’Etat affaiblit.

L’autre cause du déni, c’est le réflexe pavlovien de l’élite française face au Front National. Marine Le Pen a dénoncé un racisme anti blanc, donc dénoncer le racisme ati-blanc reviendrai à prendre sa carte dans un parti d’extrême droite…. J’ignore si Madame Le Pen cherche à instrumentaliser ce drame ou à le combattre ; mais je refuse de laisser le monopole de la lutte contre toutes les formes de racisme au Front National ! Quelle ironie que la bien-pensance soit prisonnière de son propre piège, tartuffe de sa vertu hypocrite.

La rhétorique pestilentielle de certains « anti-racistes » autoproclamés, qui s’enferment dans une logique de « dominant », forcement raciste et tortionnaire, et de « dominés », toujours victimes et innocentes, est tout à la fois une impasse pour notre nation et un avatar d’un néocolonialisme qui n’a plus rien à faire avec le destin de la France.

Le racisme anti blanc n’est pas différent des autres. Il est un échec comme les autres. Si la République refuse de le voir, si la République refuse de l’affronter, alors elle s’effondrera de l’intérieur. Car si la République n’est pas la tyrannie de la majorité, elle n’est pas la terreur des minorités.