Les amalgames, les raccourcis, les insinuations, les calomnies se répandent à toute vitesse, sans que quelqu’un ne cherche à rétablir la vérité.

En effet, ces médias ont affirmé, ou laissé entendre que Nigel Farage avait fait campagne sur une fausse promesse, celle de réorienter les 350 millions de livres que le Royaume-Uni fournit par semaine à l’Union Européenne vers le National Health Service, ce qui est totalement faux.

La campagne pour le Brexit a été menée à la fois par UKIP et Vote Leave. UKIP et Vote Leave ont fait campagne pour une même finalité, mais avec leurs nuances.

Quant à l’affaire du NHS, Nigel Farage a juste signifié que c’était au prochain gouvernement de prendre une décision sur ce sujet.

Pendant ce temps-là, ces mêmes belles âmes ne trouvent rien à redire sur les déclarations scandaleuses de Jean-Claude Juncker.

Le président de la Commission européenne s'est en effet dit favorable à une adoption du traité de libre-échange UE-Canada (Ceta) sans demander l'avis des parlements nationaux.

Quelques jours après le Brexit, cette provocation de Jean-Claude Juncker est un pied de nez à tous ceux qui pensent pouvoir changer à la marge le fonctionnement de l’Union européenne.

Cette forme de mépris pour la démocratie devient véritablement une habitude pour M. Juncker, constatant à chaque référendum que les citoyens européens expriment leur désaccord avec la politique décidée à Bruxelles.

Entre Nigel Farage, courageux démocrate et Jean-Claude Juncker, apprenti-dictateur, certains ont choisi leur camp.