Mais cela n'empêche pas le premier ministre, qui semble capable de conjuguer l'entêtement à la mollesse, de persister dans l'erreur en annonçant 60 milliards de réductions de dépenses sur les quatre prochaines années et une refonte du système fiscal qui se traduira par de nouvelles hausses d'impôt, notamment pour les retraités. Une telle politique, qui ramènerait la France aux pires heures des années trente, ne peut que causer d'immenses dégâts à l'économie et de grandes souffrances aux Français. A tel point qu'on ne voit pas comment elle pourrait aller à son terme sans provoquer de très graves troubles politiques et sociaux...

Dans ce contexte, l'oukase de Bruxelles exigeant d'augmenter la TVA sur les centres équestres illustre toute la folie de ce système où la France se débat depuis 25 ans. Pourquoi donc cette hausse ? Tout simplement parce que cette activité relève des loisirs et du tourisme, pas de la filière agricole (où la TVA est moins élevée), arguent nos commissaires. L'enjeu n'est pas mince, ainsi qu'en alertent les professionnels et tous les amoureux des chevaux : le renchérissement du coût – et donc des prix - de cette activité risque de se traduire par la perte de 5000 emplois, la disparition de nombreux centres équestres et l'abattage de 100 000 chevaux qui auront désormais le tort de ne plus être rentables...

Une TVA moins élevée sur les centres équestres français constitue-t-elle une distorsion de concurrence causant préjudice à nos voisins européens ? Pas le moins du monde, mais, pour Bruxelles, la règle c'est la règle, surtout si elle absurde et douloureuse.

Comme dans de nombreux autres domaines, l'uniformisation européenne de la TVA se révèle à l'usage un bien mauvais calcul pour notre pays. Nos gouvernants ont sauté à pieds joints dans le piège. Qu'ils se débrouillent donc pour en sortir et épargner une crise totalement inutile au secteur équestre et à ses pratiquants, qui n'ont rien demandé à personne.

D'une manière générale, la France doit desserrer l'étau européen en remettant en cause toutes les règles qui lèsent injustement ses intérêts. On ne doit plus « faire l'Europe » en défaisant ce qui marchait bien au niveau national, sans avoir la garantie que la mise en commun entraînera une réelle plus-value pour les peuples.

Mettre un coup d'arrêt à cette Europe vexatoire et suicidaire, tel est le sens de la campagne européenne que je mènerai au printemps prochain avec les listes de Debout la République. Vraiment, il faut changer cette Europe avant qu'il ne soit trop tard, définitivement...