Les différentes organisations professionnelles alertent sans succès le gouvernement depuis longtemps de l’impact de 500 000 salariés détachés dont les entreprises payent les charges sociales dans leur pays d’origine, creusant tous les jours un peu plus le déficit de notre Sécurité Sociale. Cette directive ruine nos artisans et nos agriculteurs.

Ce système fou est bien rôdé : lorsque les emplois ne sont pas délocalisables vers les pays émergents, les entreprises relocalisent des salariés low-costs pour faire baisser leurs coûts de production ou créent même, parfois, des filiales dans les pays membres à bas salaires pour y affilier leurs salariés français !

N’oublions pas non plus les dizaines de milliers de travailleurs détachés illégaux qui ne respectent même pas la réglementation sur le salaire minimum et les horaires de travail, que Bercy a évalué il y a quelques mois à 300 000 « au minimum ».

Cette directive a conduit à un affaiblissement de la protection des travailleurs -résidents comme détachés-, et à une concurrence déloyale entre les entreprises.

Voici la réalité d'une Union européenne qui a érigé le nivellement par le bas comme un modèle indépassable, soumise aux lobbys de certaines multinationales.

Une minorité de fraudeurs profite d'un système au détriment d'une majorité silencieuse à qui l'on demande toujours plus. Il est temps que cela cesse.

Les incantations de la gauche au pouvoir pour une harmonisation sociale européenne utopique sont profondément naïves et irresponsables. Myriam El-Khomri ne propose qu'un pansement sur une jambe de bois. Elle continue de soutenir la directive des travailleurs détachés.

Au lieu d’essayer de corriger une directive irréformable qui tue des emplois en France et fragilise nos PME, la seule solution pour ce gouvernement est de supprimer purement et simplement cette directive.