Cette date est un symbole qui a largement dépassé les frontières françaises et marque un espoir pour tous ceux qui veulent une autre Europe. Tous ceux qui sont pour une alliance démocratique et transparente, fondée sur l’amitié et la coopération entre les peuples, le respect mutuel et la protection de chacun.

Cette date a libéré les consciences des autres peuples européens.

13 ans après cette victoire, le "Non" français, le "Non" hollandais, ont tous été bafoués par le Traité de Lisbonne, les fanatiques du fédéralisme et la bureaucratie bruxelloise. Tous viennent d’avouer qu’une fois encore, ils ne supportent pas que le vote souverain des peuples s’oppose à leurs projets délétères. La déclaration ahurissante du Commissaire européenallemand Günther Oettinger, disant que « les marchés financiers allaient apprendre aux Italiens à bien voter », résume à elle seule le mépris et la violence qui animent les politiques menées contre nos démocraties et contre la volonté de nos concitoyens.

Ces propos, comme l’ensemble des réactions des technocrates européens et des défenseurs de l’Union Européenne, confirment que l’affaire italienne est un véritable coup d’Etat contre la démocratie. Le Président de la république italienne, élu par une majorité battue devant les urnes préfère jurer fidélité à Bruxelles plutôt qu’à son peuple. Cette insulte faite à nos frères italiens résonne profondément chez les Français car elle fait étrangement échos à un acte fondateur dans l’Histoire de notre pays. Un Président qui, contre l’avis du Parlement élu, décide de refuser de se plier à la Constitution et nomme un gouvernement technique sans légitimité ? Tel le Président français Mac-Mahon, Sergio Mattarella a fait un pari, celui de provoquer des élections. La forfaiture des dirigeants européens est d’autant plus insupportable qu’elle est une impasse. Si les forces euroréalistes italiennes l’emportent à nouveau lors des prochaines élections, les Italiens devront-ils retourner aux urnes encore et encore ? Cela peut arranger du monde puisqu’ainsi personne ne s’occupe du gouvernement provisoire, dirigé par un ancien technocrate du FMI qui fut, à un moment, au poste de commissaire chargé des dépenses et Italie et surnommé… « Monsieur ciseaux. »

Mais la démocratie n’est pas un théâtre et cette comédie ne sera pas longtemps du goût des italiens. Le pari de Sergio Matterella ne pourra désormais que rejoindre celui de Mac-Mahon : se soumettre ou se démettre. Toutefois, les nouvelles venues d’Italie ne sont pas forcément mauvaises. En refusant un ministre antisystème et en approuvant un ministre anti-immigration, le Président italien a levé le voile sur sa trahison. Tout est négociable dans l’UE, sauf la politique économique, en particulier les règles absurdes de l’euro. On nous assène à longueur de journées des discours sur la flexibilité de l’emploi, de nos vies, de nos salaires, de nos conditions de vie, de la fiscalité et j’en passe. Mais par contre, l’élément central de l’économie, la monnaie, est ce qu’il y a de plus figé, intouchable. La décision du Président Mattarella lève le voile sur une Union Européenne soumise à la finance, prête à sacrifier ses « idéaux » pour en maintenir le pouvoir. Comme en Grèce, comme à Chypre, c’est encore une fois sur la politique économique et monétaire que se joue le débat.

Le voile est dorénavant levé et les peuples découvrent le vrai visage de l’Union Européenne actuelle : sans démocratie, sans humanité, sans identité, sans frontière et sans cœur. Mais j’ai bon espoir ! L’Italie n’est pas un petit pays que l’on peut tuer sans faire exploser l’économie mondiale. Un bras de fer s’engage entre les Italiens et les Commissaires de l’Union Européenne. Or les Italiens ne sont pas et ne seront pas seuls. Hier à Paris s’est tenue la 1ère rencontre de Debout la France pour réfléchir à un plan B pour l’Europe. Nous recevions avec nos amis des Amoureux de la France, le Président du groupe « Conservateur et Réformiste » du Parlement Européen, RyszardLegutko, un homme respecté au Parlement et en Pologne. Il nous a rappelé que les peuples se réveillaient : Pologne, Danemark, Hongrie, Autriche, Royaume-Uni et d’autres se dressent aujourd’hui contre les dérives autoritaires d’une Commission Européenne en roue libre qui détermine la politique européenne en lieu et place du Conseil des Chefs d’Etat. Le groupe ECR est aujourd’hui le troisième groupe du Parlement Européen et dispose d’une forte influence pour limiter les dérives de l’Union Européenne.

Nous recevrons très bientôt d'autres personnalités et d'autres mouvements politiques pour enrichir ce projet.

Partout en Europe, les peuples se révoltent contre l’absence de démocratie réelle et votent de plus en plus pour les partis qui défendent vraiment le peuple et l’intérêt général dans l’espoir de changer l’Europe. Et la rébellion prend de l’ampleur : Toute l’Europe orientale s’oppose désormais à la doctrine du « plus d’Europe », l’Allemagne a déchiré le plan de réforme proposé par Emmanuel Macron. Nous sommes face, comme en 1848, à un réveil et à un nouveau printemps des peuples.

En France, le réveil se fait aussi. Après un an de matraquage médiatique contre nous, et sans avoir commencé la campagne, Debout La France, dans un sondage Harris Interactive du 28 mai, est donnée à 7% aux européennes 2019 et les forces euroréalistessont données à plus de 40% des voix.

C’est donc avec espoir et enthousiasme que nous continuerons à nous battre pour la France, les Français et la liberté de tous les peuples européens.