Car si l'ancien président Jacques Chirac avoue clairement sa responsabilité en indemnisant la ville de Paris - c'est tout à son honneur - le règlement par l'UMP d'une somme de 2,2 millions d'euros n'est lui rien d'autre qu'un abus de bien social.

En effet, l'UMP est un parti politique largement subventionné par les contribuables français (à hauteur de plusieurs dizaines de millions d'euros par an). Il n’existe donc aucune raison, ni morale (bien au contraire) ni juridique, pour que ce soient les contribuables qui indemnisent la ville de Paris des préjudices subis du temps de Jacques Chirac !

De même, il doit être insupportable à tout adhérent UMP de voir sa cotisation partir en fumée dans le règlement amiable d'une affaire qui non seulement ne les concerne pas, mais ne concerne même pas leur parti.

En pratique, le fait que la Mairie de Paris - dirigée par le PS et Bertrand Delanoë -se prête à ce trafic montre bien la collusion des partis politiques du système.

De la même façon que lorsqu'il a fallu rejeter mon amendement pour la suppression des remises de peines automatiques, de la même façon que lorsqu'il s'agissait de violer la souveraineté populaire en revenant sur le référendum de 2005 ou bien qu'il était question d'étrangler le peuple grec pour sauver les banques et la BCE, le PS et l'UMP se retrouvent une nouvelle fois unis main dans la main pour défendre des intérêts bien étrangers à ceux du citoyen.

Pas étonnant que nos compatriotes se détournent de plus en plus de la chose publique... avec les dangers que l'on connaît.