Par ailleurs, la situation économique en Italie se dégrade à grande vitesse puisque ce pays est désormais obligé d’emprunter à un taux usuraire (+ de 6%°). La Grèce n’était que le hors d’œuvre. L’Italie sera le plat principal.

L’instant de vérité économique arrive. Soit l’Allemagne accepte que la Banque Centrale européenne monétise la dette italienne pour que cette dernière ne soit plus obligée d’emprunter sur les marchés, ce qui est peu probable. Soit l’Italie sort de l’euro pour dévaluer, relancer son économie et surtout pour financer sa dette directement par la Banque d’Italie.

On le voit donc, les dirigeants européens n’ont pas tenu une semaine face au mur des réalités. Réalité de l’économie, réalité de la démocratie. Mais le pire est encore à venir car malheureusement ces dirigeants veulent nier l’évidence.

Par vanité, inconscience, incompétence ou cynisme, ils croient pouvoir imposer leur politique qui a pourtant échoué. Ils ne cherchent plus d’ailleurs le bien des peuples, mais croient sauver leur peau électorale et les intérêts du monde financier qui les soutient, en gagnant un peu de temps.

La déclaration du Président de la République hier soir, sur le perron de l’Elysée, comme le silence coupable de François Hollande, sont surréalistes.

Le Président de la République, élu au suffrage universel, est venu dire aux yeux du monde que le peuple grec n’avait plus le droit de disposer de lui-même. De leur côté, les éléphants socialistes se taisent, préférant l’euro à la démocratie. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant quand tout ce petit monde s’est assis sur le NON du référendum de 2005. Mais quand même, il faut oser assumer à ce point l’inacceptable.

Un monde s’écroule devant nous. L’histoire est en marche et nos dirigeants gesticulent croyant résister à la vague.

Tout l’enjeu maintenant est de proposer à nos concitoyens une sortie intelligente et réaliste de crise.

Le passage organisé de l’euro monnaie unique à l’euro monnaie commune, permettrait de redonner aux Nations la liberté monétaire tout en gardant une coordination des monnaies, ce qui est aujourd’hui la meilleure solution.

L’euro mark se réévaluerait automatiquement réduisant l’excédent commercial allemand, les pays du Sud restructureraient leur dette et retrouveraient par une dévaluation le chemin de la croissance.

La France avec un euro franc, très proche de la moyenne des monnaies, verrait sa compétitivité s’améliorer sans danger majeur pour le montant de sa dette.

L’ensemble des pays retrouverait surtout la possibilité de ne plus passer par les marchés financiers pour financer leur dette évitant ainsi l’enchaînement des spéculations.

Bien évidemment tout en sortant l’euro de l’Europe, il faudra mettre en œuvre de nouvelles politiques pour favoriser les PME, soutenir l’innovation, contrôler les banques, investir dans la science et les universités et mettre en œuvre un protectionnisme sélectif face au dumping social et environnemental de la Chine.

La présidentielle de 2012 réserve d’immenses surprises car les Français vont vite comprendre à quel point le PS et l’UMP sont totalement incapables d’apporter des solutions à leurs problèmes.

Raison de plus pour offrir une autre politique…