Comme par hasard, le Président de la République, le Premier Ministre, sont bien contents de venir saluer les élus, les pompiers, les agents municipaux devant les caméras de télévision. Mais pourquoi alors tout le reste de l’année démolir par des mesures technocratiques les petites communes qui constituent les derniers repères dans des territoires victimes de l’effondrement de notre agriculture, des délocalisations industrielles et du dépeuplement qui va avec ?

Il ne s’agit pas pour moi de refuser toute évolution des structures communales mais, aujourd’hui, avec la loi NOTRe le gouvernement va beaucoup trop loin en imposant des diminutions à la hache et à l’aveugle dans les dotations aux municipalités - pourtant à l’origine de près des trois quarts de l’investissement public hexagonal ! Pire, en obligeant à la création d’intercommunalités géantes qui s’étendent sur des dizaines de kilomètres carrés et ne correspondent à aucun bassin de vie, l’Etat se trompe carrément de direction : non content d’alourdir l’addition du coût de l’administration locale, il décourage les Maires qui ont compris que leur pouvoir était transféré à une nouvelle bureaucratie intercommunale.

Quand un Conseil communautaire rassemble 80 communes, c’est l’administration qui dirige et les élus ne font plus que de la figuration. A quoi bon alors être de corvée jour et nuit sur le terrain si on est dépossédé de ses responsabilités en matière par exemple d’urbanisme ou de budget, transférées à la communauté de communes ?

C’est tout l’équilibre de notre vie locale qui est cassé et si l’on continue sur cette voie aux prochaines élections municipales, les vocations risquent de se tarir une fois pour toutes. A la prochaine inondation, les fossoyeurs de nos communes, de ces petites villes et villages qui font la diversité de notre beau pays depuis toujours, n’arpenteront plus que des déserts.

C’est pourquoi il est vital de renouer avec une vraie politique d’aménagement du territoire qui s’appuie sur notre réseau de communes en leur donnant toute la place qui leur revient.

Nos terroirs, que Debout la France défend avec persévérance depuis sa création, constituent l’une des richesses irremplaçables de la France et seront au cœur de mon projet présidentiel.