Naturellement, je lui apporte en tant que Député un soutien régulier, relayant ses revendications et défendant, dans le cadre de la discussion parlementaire, ses propositions. La principale d’entre elles est d’ailleurs, de longue date, l’une des proposition-phare de Debout la France : l’exécution immédiate des peines d’incarcération (plus de 100 000 peines de prison ferme sont en permanence inexécutées en France !!) et leur application intégrale, avec la suppression des remises de peines trop généreuses qui permettent aujourd’hui le raccourcissement scandaleux de celles-ci.

Les cas concrets des frères Kouachi, d’Amedy Coulibaly, de Medhi Nemmouche et de Mohammed Merah, tous des criminels multirécidivistes ayant sombré dans le terrorisme le plus barbare, nous le rappellent avec horreur.

En effet, tous présentent un palmarès de délinquance impressionnant, tous ont vu leurs actes répréhensibles échapper aux sanctions sévères pourtant prévues par le code pénal, tous se sont complus dans un sentiment d’impunité grisant les aspirant dans une sorte d’escalade du crime, tous ont tué et massacré alors qu’ils auraient dû être derrière les barreaux si la loi avait simplement été appliquée, tous sont devenus les monstres de la ruine programmée, et même parfois entretenue par nos gouvernants, de la chaîne pénale.

Coulibaly ? Condamné en 2013 à une ridicule peine de 5 ans d’emprisonnement pour braquage, après une incalculable suite de délits, et alors que la loi prévoit jusqu’à 20 ans d’emprisonnement pour ce crime, s’est vu accorder des réductions de peine qui lui ont permis d’être dans la nature en janvier 2015.

Les frères Kouachi sont eux aussi passés au travers des mailles du filet, notamment Chérif, bénéficiant d’un simple contrôle judiciaire à la suite d’un projet d’évasion d’un terroriste notoire et d’un passé de délinquant là encore multirécidiviste. Il ne l’a nullement respecté, s’envolant pour le Yémen et les camps d’entrainement d’Al Quaïda. Il n’avait rien à craindre, puisque les commissariats ne signalent les manquements au contrôle judiciaire qu’au bout de quatre ou cinq absences, et encore la justice lorsqu’elle est finalement saisie décide la plupart du temps de classer sans suite…

Histoire similaire pour Medhi Nemmouche, qui a tué quatre personnes en 2014 à Bruxelles alors qu’il aurait dû être en prison si la justice avait correctement puni ses multiples tentatives de braquages… Le parcours de Mohammed Merah, enfin, est le plus spectaculaire : en dépit de 18 condamnations, cet individu se promenait à l’air libre à l’âge de 23 ans. Malgré des actes d’agression innombrables, y compris contre sa propre famille dont les appels au secours furent ignorés, malgré un casier judiciaire des plus fournis pour des crimes et délits de toute nature et gravité, malgré une notoriété extrêmement établie parmi les services de police et de justice, le tueur de Toulouse et Montauban a pu ainsi accomplir en toute tranquillité sa meurtrière randonnée…

Les actions terroristes de début janvier ont provoqué un électrochoc, une prise de conscience dans l’opinion publique nationale qui s’est rendu compte combien nous sommes vulnérables face à la canaille passée à l’intégrisme religieux. Celle-ci a compris la porosité entre la petite délinquance qui pourrit nos quartiers et la terreur islamiste qui peut désormais nous frapper à chaque instant.

Mais les Français ne doivent pas s’arrêter à des réactions émotionnelles ou superficielles. La guerre contre le terrorisme ne sera gagnée sur le front sécuritaire que si et seulement si elle est l’occasion du rétablissement de l’ordre républicain dans notre pays : application immédiate et intégrale de l’ensemble des peines de prison, durcissement des condamnations, rénovation des prisons, aménagement de 20 000 places supplémentaires dans les casernes désaffectées en attendant un nouveau programme de construction, sont ainsi des mesures indispensables pour résorber l’intenable et inhumaine surpopulation carcérale (sur-occupation de 170% des places disponibles !) à laquelle nos gouvernants et les juges répondent depuis des années en laissant ou en remettant dans la nature les criminels qui leur paraissent secondaires !

A cet égard, les lois faussement compassionnelles mais authentiquement suicidaires pour la sécurité publique qui ont organisé cette folie collective, doivent être abrogée purement et simplement. En particulier, la loi Taubira qui n’a de cesse d’aggraver le laxisme judiciaire, la culture de l’excuse, et de multiplier en conséquence les mesures de substitution aux peines de prison, doit être énergiquement combattue.

Ne nous faisons aucune illusion : il existe des centaines de Kouachi, de Merah, de Nemmouche et autres Coulibaly qui n’attendent qu’à se révéler dans le jihadisme après être passés par la case voyou, trafiquant et criminel. La lutte contre le terrorisme doit aussi et même d’abord passer par le grand nettoyage des écuries d’Augias, que des gouvernants incompétents, laxistes et menteurs ont laisser devenir un dépotoir depuis des décennies.