La vraie unité nationale est celle, non pas seulement de l’émotion, de la douleur, de la colère, mais de l’action. Pas l’action en paroles, en discours, mais l’action concrète, cohérente, constante.

Aujourd’hui, le Premier Ministre a annoncé un premier plan d’urgence contre le terrorisme qui est indigent. La montagne a accouché d’une souris. Ce plan n’est pas à la hauteur de la menace pour 3 raisons :

1. Les moyens sont étalés sur 3 ans et vont donc être complètement dilués. 2. Ils sont dérisoires par rapport aux besoins. Ce n’est pas 150 millions d’euros par an supplémentaires qui vont permettre de mettre à niveau nos services de renseignements. Ce n’est pas avec environ 800 agents supplémentaires, par an, que les services de renseignements pourront surveiller les 3000 personnalités dangereuses. 3. Ce plan fait totalement l’impasse sur la faillite de la chaîne pénale française et la misère de nos prisons. Comment oser penser que 60 aumôniers supplémentaires en 3 ans suffiront pour éradiquer le djihadisme sous les barreaux ?

Ce plan est aussi dérisoire par les maux qu’il oublie de traiter. Ainsi, il faut reconstruire l’état régalien et notamment ouvrir progressivement bien sur les 20 000 places de prison qu’il manque. Il faut aussi à nouveau contrôler nos frontières nationales. Il suffit de recenser les déplacements des assassins de Charlie Hebdo ces dernières années pour le comprendre.

Le gouvernement est totalement paralysé par les règles budgétaires insensées de Bruxelles et l’idéologie sectaire de Mme Taubira.

En vérité, les Français, l’espace de quelques jours, avaient rêvé, mais le constat est là, dans sa plus grande cruauté, un gouvernement faible ne peut jamais prendre des mesures fortes.