Ce qui devait arriver est arrivé ; les réductions de dépense et surtout les hausses d’impôt, sans même parler du sauvetage coûteux de Dexia et la contribution supplémentaire à l’Union Européenne, ont cassé totalement la croissance. Les pertes de recettes fiscales et sociales ont finalement été supérieures aux suppléments d’impôt, et la France est entrée dans le cercle vicieux mortifère de la récession cumulative.

Aujourd’hui, le Président de la République s’étonne. De deux choses l’une : soit il est réellement surpris et cela est grave, car la plupart des économistes sérieux, non aveuglés par la secte Bruxelloise, avaient annoncé exactement ce qui s’est produit ; soit il s’y attendait, et c’est tout aussi grave car cela tendrait à prouver qu’il n’a mené cette politique que par obéissance à Mme Merkel et aux criminels économiques de l’Union européenne.

Quoiqu’il en soit, la situation est gravissime. En appuyant sur le frein sur une plaque de verglas, il ne faut pas s’étonner de voir la voiture partir dans le décor…

Tous les pays qui ont mené cette politique ont échoué. Pourquoi la France y échapperait-elle par miracle ? En vérité, il n’y a qu’une solution pour sortir de la crise : retrouver notre indépendance monétaire afin de ne plus subir la devise la plus chère du monde, qui est un handicap de compétitivité sans précédent.

Combien de chômeurs supplémentaires faudra-t-il attendre pour se rendre à l’évidence ? La France a tous les atouts pour redémarrer, il lui faut simplement des dirigeants courageux qui procèdent à quatre décisions majeures : 1 - Le démontage ordonné de l’euro et le passage à une monnaie commune ; 2 - Une baisse des charges pour les PME qui relocalisent ; 3 - Une vraie rigueur face aux dépenses publiques improductives ; 4 - Des investissements massifs dans les technologies d’avenir.

En ces jours sombres pour l’économie française, sachons inlassablement rappeler aux Français qu’il est tout à fait possible de s’en sortir si nous le voulons.